dimanche 13 décembre 2009

Boucler la boucle

Pour notre derniere semaine en sol asiatique, nous avons decide de faire le plein de soleil, d'eau salee et de sable avant de se retrouver dans la neige, la slush et les journees trop courtes. Cap sur Koh Chang, petite ile paradisiaque ou nous avions debute le periple.

Depuis trois jours que nous sommes ici et le ciel n'en finit plus d'etre bleu. Le soleil est juste assez chaud, nous laissant dans un bon trente degres celsius ni trop humide, ni trop sec. La mer turquoise nous berce doucement dans une eau tiede qui rafraichit sans surprendre. Notre bungalow perche sur un rocher nous offre une vue a couper le souffle sur la baie de Bang Bao et sur le soleil couchant. C'est le paradis.

Aujourd'hui, nous avons mis le cap sur Lonely Beach en moto pour venir faire du kayak, de la plage et profiter de l'ambiance festive qu'offre cet endroit anime. Les bars offrent des drinks aux fruits frais, de la delicieuse bouffe thaie et beaucoup de bonne musique. Tout ca les pieds dans le sable. Quel bonheur!

Mais....

Le portrait pourrait etre parfait, et pourtant...

Il y a quelque chose qui m'angoisse un peu depuis hier...

Je me pose des questions...

Je m'inquiete...

J'en ai parle avec Louis et, lui non plus ne sait pas trop quoi faire...

La grande question qui nous preoccupe en ce moment est la suivante:

Va-t-on devoir racheter de la creme solaire avec la fin du voyage?

samedi 5 décembre 2009

Retour au Siam

Me voila de retour en Thailande. Il y a tant de chats dans ce pays qu'on ne voit presque jamais de rat. (Merci papa pour ton savoureux commentaire!)

Apres la tres chaotique Hanoi, Chiang Mai (dans le nord de la Thailande) est un baume. La tranquilite de cette ville n'a d'egal que son incroyable beaute. Avec plus de deux cent temples tous plus magnifiques les uns que les autres ce bijou du Siam degage une aura de calme qui est bienvenue dans mon coeur de voyageuse un peu epuisee par la vitesse vietnamienne.

Et pour ajouter au bonheur de l'instant, nous avons rencontre soeur Laeticia, la tante d'une collegue de travail, qui habite la Thailande depuis 56 ans. Quel plaisir d'echanger avec cette femme au savoir et a la memoire ahurissantes, aux manieres adorables, aux histoires qui font souvent rire ou sourire et a la gentillesse pure! Nous avons passe tout un apres-midi dans la communaute ou elle habite et nous avons ete accueilli comme des rois.

Parlant de roi, c'est aujourd'hui l'anniversaire du souverain thai et je compte bien aller profiter des festivites au centre-ville. Les thais etant un peuple tres festif, ca risque d'etre bien agreable!

Prochaine destination: Nous restons jusqu'au 9 decembre a Chiang Mai ou nous visiterons temples (bien sur), montagnes, campagnes, marches de nuit, etc.

mercredi 2 décembre 2009

Merci Dominic

Apres de multiples coquerelles, de nombreuses araignees, plusieurs sauterelles, des colonies de fourmis, des scarabes de toutes sortes et quelques toutes petites souris voila qu'a 23h00 ce soir, j'ai vu passer sous mon lit ce que je redoutais depuis le debut du voyage: un rat.

Lors de mon anniversaire, quelques mois avant mon depart en voyage, mon ami Dominic m'a donne quelques billets en me disant qu'il commanditait l'une de nos chambres d'hotel. Nous avons donc investi ses dollars dans une chambre de l'autre cote de la rue de l'hotel-au-rat. Lit confortable, canape de cuir, masseur de pieds electriques, grande baignoire, ordinateur avec Internet, television a ecran plat, belle deco, le grand luxe! Je tiens donc a remercier bien publiquement Dominic pour ce don qui nous aura permis de passer une nuit blanche a profiter des luxes de notre chambre. Apres cinq mois et demi d'endroits crades, ce fut sincerement apprecie... Eh ouais, je suis une poule de luxe!





mercredi 25 novembre 2009

Amour lucide

Lorsque j'ai pose les pieds a Saigon, je suis instantanement tombee amoureuse du Vietnam. Les gens, l'architecture, les gouts, le son de la langue, le chaos de la ville, tout, absolument tout me semblait parfait dans ce pays. Et puis nous sommes montes vers le nord en decouvrant des paysages fabuleux, des plages ou il faisait bon paresser durant des heures, des restos fabuleux, des gens adorables.

Et ensuite... nous nous sommes fait avoir a quelques reprises par des commercants pas trop honnetes, nous nous sommes fait embarquer dans des tours organises catastrophiques, nous avons eu des souris dans notre chambre, nous avons appris a toujours verifier toutes nos factures avant de les payer, bref nous avons compris que la perfection n'existe pas.

Le Vietnam c'est effectivement un pays de beaute, de subtilites, de saveurs incroyables, de richesses naturelles, mais c'est aussi un pays qui, en developpant son tourisme tres tres rapidement, l'a un peu pourri. Quelques exemples:

- En vietnamien "Yo" veut dire a peu pres "eille!" en francais. C'est le mot qu'on utilise pour porter un toast, mais c'est aussi le mot que crit sans arret les chauffeurs de moto pour nous attirer. Au bout du quatorzieme en cinq minutes, on se sent un peu agresse a se faire crier "Yo!! Yo!!! Moto? Ok? Ok! Ok! Yooooo!".

- L'anglais n'etant pas necessairement bien maitrise par les commercants, ils parlent parfois de facon eliptique. Se faire hurler "Buy something" en se faisant brandir du chocolat sous le nez, ce n'est pas tres inspirant.

- Lorsqu'on prend un service: chambre, repas, bouteille d'eau, moto, etc. ce n'est JAMAIS suffisant pour le commercant. On se fera toujours proposer mille autres choses. Et si on refuse, meme si on a deja pris un service a cet endroit, on aura souvent droit a une attitude moins sympathique, plus froide.

- Les tours organises sont presque toujours organises tout croche. Il faut bien s'assurer que TOUT est inclus et que TOUT est ecrit sur le recu avant de partir. Sinon, on se retrouve tres souvent a ressortir son porte-monnaie pour payer un frais administratif, un bus ou un breuvage qui n'etait pas inclus finalement.

Mais detrompez-vous, je suis toujours amoureuse du Vietnam... Seulement, c'est un peu comme une relation de couple qui debute. On commence avec les yeux fermes en se disant que l'etre aime est parfait, que ses defauts sont mignons et qu'on ne peut rien lui reprocher. Le temps remet les pendules a l'heure, mais l'amour qui se developpe au fil des jours peut parfois etre beaucoup plus fort que l'amour aveugle du debut. Et quand je regarde la baie d'Halong de la fenetre de ma chambre, lorsque je vois ses pics rocheux, la mer turquoise, les petits bateaux de pecheurs et le soleil qui se couche sur les montagnes je redeviens l'amoureuse passionnee du Vietnam.

Prochaine destination: Comme nous en avons un peu marre de faire de la route on reste encore quelques jours a Cat Ba sur la baie d'Halong puis on retourne a Hanoi pour profiter de la ville quelques jours avant notre vol vers la Thailande.

Je vous laisse mediter sur une phrase lue sur le panneau d'une agence de voyage qui aurait peut-etre interet a engager un traducteur...
"Our is pleasure service you?"

vendredi 13 novembre 2009

Tourisme fast-food

Depuis le debut de ce periple, Louis et moi avons tente d'eviter les tours organises. A quelques reprises, nous nous sommes tout de meme laisse convaincre de joindre un groupe pour visiter telle ou telle attraction... les resultats ont souvent ete mitiges. Cette fois-ci, pour visiter les ruines Cham de My Son a 50 km de Hoi An, le tour organise semblait etre la seule option abordable pour nous. Le programme nous apparaissait sympathique: On part a 8h00 le matin, on se rend la-bas en bus, on visite les ruines avec un guide qui parle anglais, puis on rentre en bateau sur la riviere en arretant en chemin dans un village d'artisans. Nous avions meme le lunch inclus sur la "croisiere". Tout cela nous semblait bien allechant et beaucoup plus simple que de louer une moto, de chercher le bon chemin, de ne pas avoir de guide, etc.


Erreur!

A 8h00 un vieil autobus bancal est passe nous chercher avec une quinzaine de minutes de retard. Les quarante-cinq minutes qui ont suivi nous ont permis de faire le tour de tous les hotels de la minuscule ville de Hoi An afin d'aller chercher les quarante-huit autres joyeux compagnons qui devaient nous accompagner dans ce merveilleux periple. Il n'a par contre pas fallu beaucoup plus que cinq minutes pour comprendre que la clim fonctionnait tres mal et que les sieges donnaient l'impression d'etre dans les autotamponeuses et de se faire rentrer dans le cul a chaque tournant...

Lorsque notre groupe a ete complet, notre guide (qui ne nous avait pas adresse la parole jusqu'ici) s'est mis a nous "entertaine" vivement avec un ton de MC de mariage quetaine qui fait le meme speach et les memes jokes plates depuis quinze ans. Apres s'etre fait demander a trois reprises "Est-ce que ca va bien? Je ne vous entends pas!!" "Avez-vous hate d'aller a My Son? Je ne vous entends pas!!", "Aimez-vous le Vietnam? Je ne vous entends pas!" il nous a officiellement sacres l'equipe des Michael Jackson... J'ai sincerement eu peur qu'il nous force a pratiquer un cri d'equipe humiliant ou une poignee de main secrete, mais il a probablement vu nos regards ahuris et ma tentative de me jeter par la fenetre de l'autobus et il s'en est tenu a nous appeler les Michael Jackson toute la journee.

Apres une heure d'autobus nous sommes arrives a la billeterie de My Son. Le chef des Michael Jackson nous a alors achete un billet a chacun (qu'il nous a remis a la fin de la journee en nous proposant de le garder comme souvenir) et nous a octroye cinq minutes pour faire pipi. Et puis, nous avons marche cinq minutes en giga-troupeau jusqu'a un stationnement. De la, on devait se separer en petit groupe pour prendre un "american jeep" (qui sonnait "americain dream" avec l'accent vietnamien) sur 2 km avant de rejoindre notre equipe-troupeau de joyeux lurons. Il a ensuite fallu marcher sur 1.5 km a la vitesse des petites madames pas trop trop en forme et des vieux monsieurs qui regardent le paysage afin de FINALEMENT arriver aux ruines. Il etait un peu plus de 10h30 et j'avais les nerfs en boule depuis deja plusieurs minutes.

Les trente minutes qui ont suivi ont permis a notre guide de nous faire voir le site A des ruines a la course en nous expliquant a peu de choses pres ce qui etait ecrit dans notre Lonely Planet. Et encore... il fallait etre devant parce qu'en troupeau de cinquante, si on se retrouve a l'arriere on entend surtout le cliquetis des appareils photos...

Il nous restait ensuite une petite demi heure pour faire le tour des sites B, C, D et E librement (enfin!!!), reprendre la jeep et revenir au bus pour midi. Ponctuelle comme j'aime l'etre j'ai sprinte en malade en poussant un peu sur Louis pour qu'il prenne ses photos plus rapidement. Nous sommes tout de meme arrive en retard et avons attendu quelques minutes que tout le monde revienne... tout le monde? Non! En fait, il manquait deux personnes qui se sont peut-etre perdues (les indications etant pas tres claires) ou qui etaient derriere lorsque le chef des Michael Jackson a indique le point de ralliement. A 12h30 le guide decretait que c'etait "just too bad" et on partait en les abandonnant la, a 50 km de Hoi An, sans avertir personne...

Vous vous rappelez le retour en bateau? Et bien, c'est au trois-quart du chemin du retour que l'on a quitte le bus pour le bateau sur lequel on a trouve ce qui devait etre un repas "vietnamien": du riz blanc et du poulet blanc et sec qui devait trainer la depuis au moins une demi-heure si je me fis a la temperature du plat et a notre retard sur l'horaire etabli. Apres avoir mange quelques grains de riz et m'etre fait annoncer que les breuvages n'etait pas inclus, j'ai regarde la vue de la plus moche riviere que j'ai traverse depuis le debut du voyage.

Finalement, nous avons fait escale dans un village d'artisans qui consistait en une serie de boutiques vendant toutes des produits identiques... charmant!

Et il etait temps pour les Michael Jackson de se separer... Il etait 14h30.

Conclusion: Sur les six heures qu'a dure le periple une seule etait dediee au site de My Son qui est, en passans, tres beau et probablement merveilleusement relaxant si l'on ne le visite pas en meme temps que quarante-huit autres Michael Jackson.

Je hais les tours organises!!

Prochaine destination: Malgre la date de l'evenement precedent et de ce message, nous sommes maintenant le 20 novembre et nous venons d'arriver a Hanoi. Les prochains jours devraient se passer ici, mais on ne sait pas trop encore a faire quoi... j'essaie de vous tenir au courant malgre les connexions vraiment pas fameuses du Vietnam.


mardi 10 novembre 2009

Miam! II

Oubliez tout ce que j'ai dit sur la Malaisie... Le paradis gastronomique se trouve au Vietnam! Voila maintenant deux semaines que nous decouvrons l'ancienne Indochine et nous n'avons jamais ete decu de ce qui se trouvait dans notre assiette.

Lorsqu'on imagine un art culinaire asiatique avec des fruits et des legumes sculptes, des rouleaux de printemps frais farcis de delicieuses crevettes, des crepes de riz aussi fines que du papier de soie, du the aux aromes delicats, des epices parfaitement dosees et un service courtois, delicat et elegant, c'est le Vietnam que l'on est en train d'imaginer.

Il nous faut beaucoup de volonte pour ne pas laisser tomber toutes nos activites prevues afin de prendre cinq ou six repas par jour... Et ce serait si facile de succomber plusieurs fois par jour avec tous les cafes et les restaurants que la majorite des villes du Vietnam offre. Le choix est aussi diversifie pour les envies sucrees que salees, pour les vegetariens ou les carnivores, pour les adeptes de junk food ou pour les gastronomes au fin palais. Vous pouvez donc imaginer que le choix d'un restaurant devient souvent un enfer puisqu'il faut decider si on a plus envie de wontons frits, de rouleaux de printemps, de white rose (crevettes et epices enveloppees dans une feuille de riz), d'une soupe de nouille ou d'un plateau de fruits de mer. Vous me direz que le prix pourrait nous aider a choisir, mais avec des "set menus" (cinq ou six plats differents avec dessert et the) pour aussi peu que 4$ le prix ne pese pas vraiment lourd dans la balance...

Je sais que vous me lisez et que vous etes un peu jaloux de mes delectables decouvertes, mais soyez sans crainte amis et parents puisque dans quelques jours je compte passer la journee a apprendre a cuisiner avec un chef d'ici. Vous aurez donc droit a la version quebecoise de quelques-unes de ces saveurs exotiques!

Prochains jours: On compte rester a Hoi An pour encore quelques jours puisqu'on est en amour avec la ville, qu'il fait un temps radieux, qu'on est a proximite de la plage, de restos et de cafes supers, de salons de massage, de boutiques de vetements sur-mesure et de batiments historiques et j'en passe... On va donc trainer ici durant quelque temps. Ensuite, on montera vers Hue pour un petit moment un peu plus culturel apres toute cette farniente et ce shopping!

P.S. C'etait tout de meme delicieux en Malaisie! ;)

jeudi 5 novembre 2009

Faits divers vietnamiens

Quelques faits et gestes cocasses releves depuis mon arrivee en terre vietnamienne


1. Avant chaque repas, biere, cafe ou patisserie, on nous sert un the. Nous nous demandons ce qui arriverait si nous ne commandions qu'un the...


2. Dans les cafes, on ne sert vraiment QUE du cafe (si on exclue le the servi avant...)


3. Certains klaxons sont "compenses". Il suffit d'appuyer une fois pour que ca klaxonne a plusieurs reprises.


4. Les clignotants des motos font le meme bruit qu'un camion qui recule chez nous.


5. Celine Dion est tres a la mode et on peut l'entendre dans les cafes et les autobus.


6. Joe Dassin et ses compatriotes des annees 70 sont tout a fait d'actualite ici.

7. Il y a vraiment des Nguyen partout. Chaque ville possede au moins une dizaine de rues et une centaine de commerces nommes Nguyen-quelque chose.

8. Ca coute moins cher de boire de la biere en fut que de boire de l'eau.

9. Le cliche de la dame qui porte un panier d'osier sur son dos dans un champ de riz avec un petit chapeau pointu sur la tete... ce n'est pas un cliche.

10. On peut rapidement devenir l'attraction principale d'un village si ce village ne voit pas souvent de touristes. Dans ces moments, tout le monde nous parle en vietnamien, nous pose des questions, nous mime des choses qu'on ne comprend pas, appelle leurs amis pour qu'ils tentent de nous faire comprendre et ca finit habituellement autour d'un the, dans un grand eclat de rire.

Je suis litteralement en amour avec ce pays!


mercredi 4 novembre 2009

Du sable sous les paupieres

En plein ete la petite ville de Mui Ne sur la cote du Vietnam doit probablement crouler sous les touristes. Les resorts luxueux, les ecoles de surf, les bars branches et les spas aux soins dispendieux laissent imaginer une ville balneaire aux allures un peu guindes.

En basse saison, ce sont surtout les backpackers (c'est a dire les voyageurs pas si fortunes qui partent souvent pour un long laps de temps en dehors de la haute saison) qui donnent du rythme a la ville de Mui Ne. Les quelques guest houses qui offrent des prix tres bas et les deux restos abordables voient passer nombre de vieux hippies et de couple-dans-la-fin-vingtaine-ayant-sacre-leur-job-la-pour-profiter-de-la-vie-avant-de-devenir-de-vrais-adultes-responsables. Nous nous sommes donc rapidement sentis a la bonne place! C'est dans un de ces deux restaurants que nous avons rencontre nos homologues hollandais (un couple de notre age partis pour six mois avec a peu pres le meme trajet que nous) que nous avions deja croise a maintes reprises dans differentes villes de la Malaisie. C'est donc sous les conseils de ce charmant couple (dont j'aimerais citer les prenoms malheureusement trop complexes pour que je m'en souvienne... nous les avons affectueusement surnommes Gruchmina et Gruchmin) que nous avons decide de laisser tomber le tour orgasine permettant d'aller voir les dunes de sable, ZE attraction de la region de Mui Ne. Nous avons plutot loue une fringante mobilette et nous sommes partis, plein d'espoirs, a la conquete des dunes!

Apres quelques kilometres de campagne verdoyante, de route tortueuse et d'odoriferants villages de pecheurs, nous avons atteint les red dunes (qui sont plutot jaunes), premiere escale de notre periple. Il parait que pour les gens qui ont des dunes dans leur pays, y a rien la, sauf que... il n'y a pas grand dune dans le coin de Montreal et, nous, on a trouve ca pas mal drole de jouer aux egyptiens perdus dans le desert et de descendre les-dites dunes sur des crazy carpets loues a des p'tits gars. Le maniement de la crazy carpet dans le sable est un art beaucoup plus complexe que le maniement du meme objet sur la neige...
Apres quelques glissades, un coup de soleil et une ou deux pelletees de sable collees dans les poils de nez, nous sommes remontes en selle pour explorer les white dunes (qui sont plutot jaunes) a une trentaine de kilometres de la.

Je vous epargne les details de notre balade motorisee, mais soulignons simplement que nous avons donne un lift a un p'tit gars, que nous avons derape dans le sable avec la mopette, que nous avons vu beaucoup de champs de rien, que les enfants nous faisaient plein de gros bebye et que nous avons mange, au minimum, une tasse de sable chacun.

Comme le dit si bien le gars du Lonely Planet: "Mui Ne is most famous for its fish sauce but the enormous sand dunes smell better and are a lot more fun."

Prochaine destination: En fait, je vous ecris de Dalat, une ville dans les montagnes reconnues surtout pour ses attractions hyper kitsh, mais qui recele aussi une campagne magnifique que nous avons exploree aujourd'hui (encore une fois, a dos de mobilette!). Demain, si la tempete est bel et bien passee sur le cente du pays, nous prendrons la route pour Nah Thrang afin d'aller profiter de la plage et de l'ambiance festive.

jeudi 29 octobre 2009

Au coeur de Saigon

Apres de nombreux problemes de visas, un lever a 3h00 du matin, un retard de deux heures sur notre vol, des douaniers insuportables a l'arrivee et un trajet de bus ou on a du payer un siege a nos sacs a dos, nous avons finalement fini par finir par arriver a Saigon (Ho Chi Min ville legalement parlant...). Morts de fatigue, nous avons marche assez longtemps pour trouver une chambre propre, bien decoree, avec une baignoire, l'air climatise, la tele et meme un mini-bar, bref le meilleur deal que nous ayons eu depuis le debut du voyage! Que ca fait du bien un peu de luxe... surtout a aussi petit prix (environ 12$).

Que dire de Saigon? C'est chaotique. Les fils electriques sont si nombreux qu'ils bloquent presque la vue de certains immeubles. Tout le monde klaxonne sans arret. On peut trouver des vendeurs de bouffe a chaque coin de rue. Traverser la rue est une epreuve olympique. Il y a beaucoup d'arbres qui bordent les rues. La nourriture est delicieuse. Les chauffeurs de cyclo courrent derriere nous pour qu'on accepte de monter dans leur vehicule. Les vendeurs de noix de coco courrent derriere nous pour qu'on achete une noix de coco. Les vendeurs de livres courrent... enfin, vous voyez le topo!Les gens sont incroyablement souriants. Les musees qui traitent de la guerre sont plutot derangeants. Il fait tres tres chaud. Beaucoup de personnes ne parlent pas un mot d'anglais, mais tout le monde est toujours pret a nous aider, peu importe que ce soit en mimant ou en parlant vietnamien. Il y a des motos qui roulent sur le trottoir. Le cafe est tellement fort qu'une seule gorgee garde eveille pour la journee. C'est tres different de tout ce qu'on a vu jusqu'a maintenant. J'adore!

Prochaine destination: Demain on ira voir les tunnels de Cu Chi dans lesquels les vietnamiens se sont caches durant la guerre. Retour a Saigon en apres-midi pour une seance de massage apres avoir rampe dans les tunnels. Et ensuite... on verra!

dimanche 25 octobre 2009

Strawberryland et autres delices montagnards

Je suis presentement aux Camerons Highlands. Les Highlands de la Malaisie sont le paradis des fraises. Le point le plus marquant de ce paradis reside dans les magasins de fraises qui contiennent des confitures de fraises, des peluches en forme de fraise, des porte-cles de fraise, de lampes de fraise, de biscuits aux fraises, des ensembles bas (avec orteils), gants et tuques aux couleurs de la fraise sans oublier les tres chics bonnets a bras de vitesse et couvre boite de mouchoirs couverts de fraises! C'est d'un kitsch que beaucoup pourrait rejeter du revers de la main, mais qui nous a fait mourir de rire lors de notre arrivee.

Afin de rester dans l'esprit de l'endroit, nous avons decide de jouer aux touristes "normaux" en nous pays ZE tour organise pour decouvrir les merveilles de la region. En un temps record nous avons parcouru des fermes de fraises (indeed!), de roses, de papillons, d'abeilles (je n'ai pas pleinement apprecie l'experience), une plantation de the et son usine, un marche de fruits et legumes et un temple bouddhiste. Nous avons fini l'avant-midi avec beaucoup de photos et l'impression d'avoir termine un marathon.

Mais bon, malgre mon ton qui pourra vous sembler ironique, les Highlands sont aussi un endroit magnifique, avec des paysages superbes, des auberges sympathiques, des scones chauds a savourer avec le the de 16h00 et, surtout, une temperature parfaite, d'environ vingt degres celsius!

Prochaine destination: Retour a Kuala Lumpur, puis Vietnam.

mercredi 21 octobre 2009

Ne rien faire

L'un des plus grands plaisirs de partir six mois reside dans la possibilite de perdre son temps. Avoir suffisement de temps pour pouvoir passer quelques journees a trainer sans but precis est une benediction qu'on n'a pas souvent la chance d'avoir.

Depuis notre retour du mont Kinabalu, nous avons travaille fort pour developper l'art de perdre notre temps avec plaisir. Apres avoir trempe durant quelques jours dans la piscine des sources thermales de Poring, nous sommes revenus a Kota Kinabalu pour passer nos deux dernieres journees en sol borneois (heu... ou quelque chose du meme genre). De ces deux jours, nous en avons passe un sur une plage de sable blond bordee de pins, a taquiner le poisson de nos palmes et a prendre des coups de soleil sur les epaules. L'eau etait fraiche et claire, le soleil brulant et nos livres plutot interessants. Et que dire de ces poissons curieux qui, lorsqu'on agitait les doigts, venaient nous mordiller gentiment, exhibant leurs couleurs eclatantes?

L'autre journee aura ete encore plus improductive, nous laissant lire sur la terrasse d'un petit cafe a siroter des thes glaces, a discuter et... a ne rien faire du tout. Nous avons fini la journee dans un resto bar sympathique a manger de la pizza et a boire de la biere, prenant ainsi une petite pause du riz et du poulet qui nous sort un peu par les oreilles. Journees de farniente bien appreciees apres notre mois de treks plutot intense.

Prochaine destination: nous ne nous arreterons tout de meme pas trop longtemps! Des demain matin, arrives a Kuala Lumpur, nous mettrons le cap sur les Camerons Highlands ou nous attendent des plantations de the, de fraises et quelques pistes de trek... eh oui, encore!

samedi 17 octobre 2009

L'orgueil

Il y a des rencontres qui peuvent changer le cour d'un voyage, surtout si le-dit voyage manque cruellement d'organisation. Lorsque nous avons rencontre Mathias au parc de Mulu, il projetait de grimper le mont Kinabalu une semaine plus tard. Il nous a convaincu de l'accompagner sans meme essaer, simplement en nous expliquant ce qui, lui, le motivait a faire cette montee.

Quelques jours plus tard, on se retrouvait donc a reserver nos lits dans un refuge a flan de montagne, a magasiner des gants, des lampes frontales et des gros chandails et a se demander si, finalement, c'etait une si bonne idee que ca de se laisser influencer par un parisien un peu fou... Il etait trop tard pour reculer!

L'aventure fut la suivante:
Apres une nuit au pied de la montagne, on a pris un guide, notre lunch, des vetements chauds et un poncho contre la pluie qui tombait deja pour attaquer la montee du Kinabalu. La premiere journee nous reservait 6km de marche avec un terrain qui monte 99% du temps, nous faisant passer de 1800 metres au-dessus du niveau de la mer a 3272 metres. Comme on est jeune et en forme, la montee devait nous prendre entre quatre et cinq heures. Sauf que...
Apres les premiers 500 m, on gambait tous comme des gazelles.
Apres le premier km, j'ai commence a voir quelques nausees et le guide m'a conseille de ralentir le rythme. Je me demandais deja si c'etait une si bonne idee.
Au deuxieme km je ne me sentais franchement pas bien et je realisais, a mon grand desespoir, que j'ai le mal de l'altitude.
Avant le troisieme km je me forcais a manger un sandwich degueulasse qui signait, sans que je le sache alors, mon arret de mort.
Un peu avant la moitie du parcours, je m'etais deja fait attribuer le surnom de "la fille qui vomit".
Au bout de quatre km, pliee en deux au-dessus d'une vue superbe je pleurais en disant a Louis que je voulais rentrer.
Au bout de 5 km, je m'asseyais a tous les trois pas pour calmer la nausee.
A 5.5km je maudissais Mathias en degobillant a cote d'une superbe plante carnivore.
A 5.8 km, je gemissais pour qu'on m'envoie un helicoptere.
A 6 km, je pleurais de joie, de froid, de fierte et de rage contre mon orgueil. Sous une pluie glacee, avec des vomissements intermittents et des nausees constantes, j'ai franchi les 6 km qui separait le bas du mont Kinabalu et Laban Rata, le refuge a 3272m, en sept heures. C'etait horrible, douloureux et je ne le referais jamais, mais j'avoue avoir eprouvee une fierte incroyable en arrivant au camp.

Apres un souper chaud et quelques thes pour me remettre du frois, nous sommes alles nous coucher a 20h00 parce que, pour les garcons, l'aventure n'etait pas terminee. A 2h00 du matin, je me suis levee avec Louis et Mathias pour les encourager dans cette deuxieme partie du parcours. Apres un dejeuner ultra matinal, je les ai laisse aller conquerir les 2.5 km qu'ils devaient gravir dans le roid polair et l'obscurite pour atteindre le sommet avant le lever du soleil... et je suis allee me recoucher.

Je me suis reveillee juste a temps pour voir l'aube rose se lever sur les montagnes alentours, plongeant le mont Kinabalu d'une douce lumiere glacee. Le paysage a couper le souffle et la tranquilite du moment valait la cruelle montee. Puis, vers 8h00, j'ai accueilli mes heros qui revenaient congeles de leur quete, me raportant de magnifiques photos (a venir promis) et quelques recits amusants (comme celui de Mathias tentant de se rechauffer en se roulant en boule contre un rocher). Un peu decuee de n'avoir pu atteindre le sommet (mais toujours prise de nausees sporadiques) j'etais pourtant bien heureuse d'avoir echappe au froid intense.

Et puis, apres un deuxieme dejeuner et une petite sieste, nous avons entame la descente qui devait me delivrer de mes malaises. J'ai litteralement gambader durant trois heures, profitant du retour de l'oxygene qui me redonnait de plus en plus de force a chaque metre que je descendais. J'ai pu profiter e la vue, de la compagnie des garcons et de l'adrenaline d'un effort physique soutenu.

Et les jours suivants... ils tenterent de se remettre de leurs emotions et eurent mal aux jambes!

Prochaine destination: Nous sommes presentement aux source thermales pas loin de la montagne. Retour a Kota Kinabalu bientot, puis vol vers Kuala Lumpur pour une derniere semaine en Malaisie avant d'aller conquerir le Vietnam.

dimanche 11 octobre 2009

Gunung Mulu National Park

A la descente de l'avion, nous nous sommes fait accueillir par un taux d'humidite rendant l'air irrespirable. Sur cinq jours, il est tombe trois bonnes pluies bien solides, dont deux lorsque nous etions dehors (une sans impermeables). Nous avons fait deux treks avec un guide execrable. Les activites que l'on voulait faire ont ete annulees les unes apres les autres (meteo et manque de guide). Notre chambre etait miteuse et la douche consistait en un robinet a la hauteur de mon nombril. La bouffe etait trois fois plus chere que partout ailleurs au pays. Nos vetements ont fini par sentir tellement mauvais qu'on hesitait a parler aux autres voyageurs tellement ont puait. On a mange assez de sachet de nouilles seches pour s'ecoeurer completement pour dix ans.

Et... on a eu du plaisir!

On a vu cinq cavernes encore plus fabuleuses que celles de Niah. On a marche sur des passerelles suspendues a trente metres au-dessus du sol. On s'est baigne dans une riviere glacee sous un soleil magnifique. On a chante sous la plui. On a eu de la difficulte a dormir a cause du chant des grenouilles qui etait trop fort (enfin surtout moi... Louis ronflait!). On a vu le plus petit ecureuil du monde, des papillons enormes, des insectes qui ressembles a des feuilles, a des insectes ou... a des insectes, deux iguanes verts eclatants, des grenouilles, des oiseaux, des fleurs, des champignons et j'en passe. On a appris quelques rudiments de la survie dans la jungle avec une guide super. On a pris des tas de photos de bestioles (mouahaha, vous allez souffrir a notre retour!). On a rit en regardant un documentaire sur les chauves-souris qui datait de l'annee de ma naissance. On a rencontre des parisiens sympathiques. On a reussi a ne pas defoncer notre budget. On a joue aux des a la lampe de poche (l'electricite ne fonctionnant qu'entre 18h00 et 21h30).

Bref... on va se souvenir de Mulu!

Prochaine destination: D'abord, quelques jours a Kota Kinabalu, capitale de la province de Sabah pour faire de la lessive, faire quelques courses et decouvrir la ville. Ensuite, encore des parcs nationaux!

vendredi 2 octobre 2009

Voyage au centre de la terre

** Tout d'abord, je tiens a vous rassurer, chers lecteurs. Nous ne sommes ni dans le tsunami indonesien, ni dans le typhon vietnamien. Borneo nous offre une temperature plutot clemente, avec un peu de pluie legere le soir, sans plus. Nous sommes en train de penser a changer nos plans pour le mois prochain si le Vietnam ne se calme pas.**


Entre deux parcs nationaux, j'en profite pour raconter un peu de nos aventures borneaises. Nous sommes de retour de Niah caves, un petit, mais combien grandiose, parc national. Comme son nom le suggere, Niah est repute pour ses cavernes. Et quelles cavernes! Durant plus de quatre heures, nous avons traverse des voutes rocheuses gigantesques, decorees de stalagtites imposants et de peintures datant d'au moins 1200 ans, peuplees par les chauves-souris, les swiflets (petits oiseaux qui se deplacent avec un systeme d'echo location comme les chauves-souris) et les ramasseurs de guano et de nids d'oiseau (equivalent du caviar pour le Chinois... a consommer en souper.)

La plus grande grotte ouve une gueule immense (60 m de haut et 250 m de large) sur une jungle animee, offrant un potentiel photographique evident dont nous n'avons pu profiter puisque notre appareil a rendu l'ame il y a quelques jours. Nous nous sommes contentes d'admirer le spectacle et avons profite du calme de l'endroit.

Puis, nous nous sommes enfonces dans d'autres cavernes qui nous ont donne l'impression d'etre dans un roman de Jules Verne. L'obscurite humide et fraiche, l'echo de nos voix contre la paroi rocheuse, l'odeur du guano et le cri des chauves-souris reveillees par notre lampe de poche, tout y etait pour donner un frisson.

Nous avons finalement abouti sur une caverne offrant des peintures a l'hetatite rouge et une paix difficile a egaler. Nous nous y sommes reposes de longues minutes, bien pres d'une Histoire pourtant tres lointaine.

Et nous voila prets pour de nouvelles aventures!

Prochaine destination: Lambir Hill, parc national qui devrait cacher de belles chutes et quelques treks interessants, puis vol vers Gunung Mulu, l'un des parcs les plus reputes de Borneo ou nous verrons d'autres cavernes (avec un guide cette fois) et ferons une promenade dans la cime des arbres.

dimanche 27 septembre 2009

Histoires de singe

Borneo, terre fertile pour le National Geographic, ile qui fait rever les passionnes de trekking, les mordus de botaniques, les obsedes des insectes et des animaux. Avec presque autant de parcs nationaux que de ville, Borneo a effectivement de quoi faire rever ceux qui aiment la nature. En arrivant au centre d'information touristique, nous nous sommes fait inonder par les propositions d'aventures natures en tout genre. Sanctuaire de tortues, montagnes, rivieres, iles, centre de rehabilitation des orangs outans, etc. C'est vers ce dernier que nous nous sommes d'abord dirige.

Sincerement, nous nous attendions a voir un, peut-etre deux orangs outans tres loin dans les arbres. Quelle ne fut pas notre surprise d'apercevoir, des notre arrivee au centre de rehabilitation, un orang outan ENORME qui sortait de la jungle et avancait vers les touristes afin d'atteindre l'aire de repas. Et ce n'etait que le debut... Nous avons vu de tres pres une dizaine de ces singes magnifiques et si agiles venus de la jungle pour prendre quelques uns des fruits que les rangers avaient places la pour eux. Il s'agit en fait d'orangs outans qui on ete sauves de braconier qui voulait les tuer et qui vive maintenant dans la jungle, mais qui sont proteges et un peu nourri par le parc national afin de les aider a retrouver leur pleine independance. Experience incroyable que de voir ces betes se balancer d'arbres en arbres juste au-dessus de nous.

Nous avons ensuite choisi le parc national Bako, repute pour sa vie sauvage facile a observer et ces pistes de trek interessante. Nous y avons passe deux jours et avons pu y observer quelques merveilles de Borneo. D'abord, les singes proboscis, bestiole caricaturale et plutot grosse au nez proeminent, aux fesses lisses et aux bonds peu gracieux. Nous avons pu en observer une grande quantite, surtout le matin, lorsque nous nous sommes leves a 5h30 pour pouvoir assister a leur dejeuner dans les arbres. Puis, nous avons vu des cochons sauvages, un lemur volant, des grenouilles, des papillons, des oiseaux, une vipere verte (3e bestiole plus venimeuse de Borneo)... juste a cote de notre chalet, des crabes rouges, des poissons chats et... des macaques.

Je hais, je deteste, j'execre les macaques! Ils sont mignons et rigolos, je vous le concede, mais ils sont surtout vicieux, trop gourmands et souvent agressifs. Il y en avait plein autour de la cantine du parc et ils ne se genaient pas pour venir piquer de la nourriture directement dans les assiettes des randonneurs. En voulant aller se promener dans les mangroves, je me suis retrouvee entouree par ces sales betes et lorsque j'ai voulu leur faire peur en crachant (comme on fait pour les chats), je me suis fait agripper la main par l'un de ces petits cons. Je n'ai eu ni blessure serieuse ni douleur autre que momentanee, mais j'ai eu la peur de ma vie et j'ai ensuite developper une peur phobique de ces primates stupides. Conclusion: j'ai fait une folle de moi a chaque fois qu'il y en avait un dans les environs, c'est-a-dire tres souvent... Mais bon, je prefere me ridiculiser et ne plus me refaire toucher par ces detestables macaques que de rester a leur portee lorsque j'en vois.

Par chance, la jungle contient plus de beautes que de desagrement et je me dis qu'une fois ma peur des macaques controlees, je n'aurai plus peur de grand chose! Ne vous inquietez pas... je resterai bien prudente!

Prochaine destination: De Kuching, nous partons demain pour Sibu vers ou nous irons peut-etre nous promener sur la riviere Rejang, l'une des beautes de Borneo.

dimanche 20 septembre 2009

S'envoyer en l'air et autres faits divers

En quête d'un cadeau original pour notre anniversaire de mariage au bout du monde, Louis et moi sommes tombés d'accord pour s'offrir mutuellement une expérience unique, impossible à vivre à Montréal. Pas facile de trouver quelque chose d'extraordinaire lorsque le quotidien est loin d'être ordinaire depuis trois mois... C'est sur la plage de Batu Ferringhi, sur l'île de Penang (en Malaisie pour ceux qui ne suivraient pas) que nous avons trouvé le cadeau parfait. Quoi de mieux que de s'envoyer en l'air... au-dessus de la mer pour célébrer en grand notre deuxième anniversaire? La proposition faite, il n'en fallait pas plus pour nous faire enfiler le harnais, tendre les cordages et faire lever la toile. C'est donc sous un ciel ensolleilé, au-dessus d'une mer majestueuse que nous nous sommes envolés en parasailing (parachute tiré par un bateau), expérience inoubliable et infiniment relaxante. Loin du rush d'adrénaline du parachute, le parasailing permet de regarder la vue tranquillement, de se balancer à quelques mètres au-dessus des vagues et d'atterrir, tout en douceur, sur une plage de sable blond.
Bon anniversaire mon chum!

Pour rester dans les célébrations, soulignons la fin du Ramadan (YÉ!!) et le début des festivités de l'Hari Raya. Enfin, tous les musulmans peuvent se bourrer la face toute la journée, fumer comme des cheminées et forniquer quand bon leur semble. En plus de souligner la fin de ce jeûne religieux, le Hari Raya célèbre la nouvelle année qui débute. Les festivités ressemblent beaucoup à notre Noël avec sucreries, cadeaux, grosses bouffes et réunions familiales. Pour les touristes que nous sommes, ça veut surtout dire beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens dans les rues de Kuala Lumpur, des transports un peu plus engorgés et un esprit de fête bien sympathique!

Fait saillant: la première journée du Hari Raya (qui dure 3 ou 4 jours), tout le monde va magasiner afin d'avoir des vêtements neufs pour la nouvelle année. Je vous laisse imaginer les centres commerciaux...


Selamat Hari Raya et à bientôt!

mardi 15 septembre 2009

Miam!

Voyager en Malaisie, c'est ouvrir ses yeux sur les beautés naturelles qui vous entourent à tout moment, c'est ouvrir son esprit aux différentes cultures qui cohabitent, mais c'est aussi (et peut-être même surtout) offrir à son palais une délectable expérience sensorielle. Vous me connaissez probablement tous bien assez pour savoir que je suis une gourmande invétérée, toujours à la recherche de nouveaux goûts, de nouvelles épices, de nouveaux délices. Et bien, en Malaisie, je suis plus que servie! Ici, la nourriture est presque élevée au rang de religion.

Bien que, sur la côte Est, le Ramadan nous ait donné un peu de fil à retordre durant le jour, c'est finalement une bénédiction culinaire que d'être arrivés dans ce pays à cette période de l'année. Partout, vers 16h00, poussent des stands et des marchés ambulants qui vendent des plats qui rivalisent tous en odeurs et en saveur. Les quartiers chinois offrent des nouilles frites, des riz au poulet, des rouleaux de printemps et tout ce qu'un wok peut faire sauter ou frire. De leur côté, les Malais sortent les desserts à la noix de coco, au fruit de la passion, à l'ananas ou à la banane, les jus de fruits frais pressés, les rotis canais (une mince crêpe farcies de lentilles ou de poulet bien épicé), les popiah (version locale des rouleaux de printemps) et les riz parfumés admirablement. Mais ce qui est vraiment la quintessence du bonheur pour la gourmande que je suis, ce sont les Indiens qui nous délectent de leurs samosas chauds et tendres, de leur poulet masala, au beurre ou tadoori bien riches et épicés, de leurs pains nans ruisselants de beurre, de leurs plats végétariens variés et de leur thé allongé au lait condensé, nommé thé tarik.

C'est donc vers 16h00 que musulmans et autres se rassemblent pour faire les courses pour le souper faisant vibrer les quartiers d'activités et les remplissant de parfums délectables. Et lorsque le soleil se couche, vers 19h00, c'est dans un grand soupire de soulagement collectif que les musulmans se ruent sur leurs achats afin de reprendre le temps perdu durant la période d'ensoleillement. Et nous, nous nous faisons un plaisir de les accompagner, choisissant dans les stands des plats fumants à partager dans cette ambiance festive. Chaque jour amène sa nouvelle découverte culinaire et rend l'heure des repas une expérience culturelle en tant que telle.

Gourmands du monde entier, la Malaisie est un must pour goûter la diversité!

Bon appétit!

mercredi 9 septembre 2009

Bonheurs

Lorsque au détour d'un chemin dans la jungle je croise un lézard monitor gigantesque qui se promène paresseusement... Lorsque je suis entourée du cris des singes et du chant de mille oiseaux dont je ne connais pas le nom... Lorsque je prends le temps de m'attarder au parcours d'une liane ou à la couleur d'un scarabé... je me dis que j'ai de la chance.

Lorsque je sors de ma hutte tout près de la plage et que le soleil est éclatant... Lorsque j'enfile mes palmes, mon tuba et mon masque et que je plonge dans l'eau turquoise... Lorsque je découvre, à quelques mètres de la plage, des récifs de coraux dignes des reportages de National Geographic... je me dis que je suis privilégiée.

Lorsque je me retrouve sur une plage de la Malaisie à trois heures du matin à attendre patiemment couchée dans le sable... Lorsque j'ai la chance de voir une tortue énorme pondre ses oeufs... Lorsque une heure plus tard la tortue marche paresseusement vers les vagues teintées d'algues fluorescentes...je me dis que je n'échangerais pas ma vie avec qui que ce soit.

J'ai hâte de voir ce que la Malaisie me réserve encore!

lundi 31 août 2009

Scènes de la vie quotidienne

Voyager durant six mois, c'est vivre son quotidien loin de ses habitudes, être déstabilisés plusieurs fois par jour, perdre ses repères et vivre des aventures plus souvent que lorsqu'on est à la maison. Pourtant, au fil des semaines, on finit par prendre certaines habitudes et par effectuer certaines petites tâches qui finissent par nous apparaître tout a fait normales même si elles pourraient sembler étrange à Montréal. Par exemple...

1. La corvée de papier de toilette: Le papier de toilette est ici une denrée rarissime. Lorsque, par une chance incroyable, la guest house dans laquelle nous logeons offre un rouleau du divin papier, nous nous empressons de refaire nos réserves dans nos "portes-papier-de-toilette-anti-destruction" achetés au Canadian Tire. Comme ça, nous avons toujours du papier propre et sec, peu importe dans quel galère on se trouve.
2. Le transvidage extrême: L'eau du robinet n'est pas potable ici, mais il fait très très chaud et nous buvons beaucoup beaucoup beaucoup d'eau. En bons petits écolos à la conscience pas trop tranquille que nous sommes, nous tentons toujours de réduire notre consommation de plastique. Pour ce faire nous achetons d'immenses bouteilles d'eau que nous transférons dans des bouteilles plus petites que l'on réutilise à plusieurs reprises. Comme nos sacs ne sont pas munis d'entonnoirs d'urgence nous avons développé un système super efficace et juste un peu pas pratique. Nous utilisons un grand sac Ziploc dont on a coupé un coin que nous insérons dans la plus petite bouteille. Je tiens la petite bouteille entre mes jambes et le Ziploc bien ouvert et Louis verse l'eau de la giga bouteille dans notre entonnoir de fortune. Plaisir garanti et dégât presque assuré.
3. Le départ à l'aventure: Changement de ville est synonyme de départ, de nouvelle aventure et de ménage du sac. À chaque départ, on sort tout ce qu'on a dans notre sac, on tri le bazar, on roule les vêtements, on essaie d'équilibrer les charges dans notre sac et on ferme tout ça pour partir vers une nouvelle destination. Et bien entendu, chaque voyage en autobus brasse juste assez nos sacs pour que le bordel reprenne sa forme initiale dès notre arrivée à destination.
4. La coiffure aveugle: Lorsqu'il n'y a pas de miroir dans notre chambre (ce qui arrive plutôt fréquemment) la coiffure devient pour moi un problème de taille. J'ai bien demandé à Louis de m'aider, mais lorsque je croisais une glace dans un restaurant, le cœur m'arrêtait de battre un instant. J'ai donc trouvé une bien meilleure méthode. J'utilise l'appareil photo! Je prends une photo, je place une couette. Je prends une autre photo, je place une autre couette, jusqu'à ce que le résultat ne semble pas trop mal. J'ai même poussé l'audace jusqu'à effectuer une coupe de cheveux (pas super réussie, je l'avoue) grâce à cette technique!
5. La pyramide électrique: Le Canada, la Belgique, la Thaïlande, le Laos et maintenant la Malaisie, tous ces pays ont des prises de courant différentes. Comme tous nos appareils sont canadiens, on s'est équipé d'un adaptateur. Arrivés en Thaïlande on a réalisé qu'il nous fallait aussi un transformateur. Et comme les prises de courant sont souvent en haut des murs (child proof peut-être?) on s'est aussi greyé d'une rallonge pour accrocher tout ça. Lorsque Louis doit se raser les cheveux, il n'est pas rare qu'il doive tenir une installation électrique précaire pendant que je lui travaille la coiffure. Je vous laisse imaginer la scène...

Toutes ces petites choses font partie de notre quotidien, mais nous font encore bien rigoler.

jeudi 27 août 2009

Si pres, si loin

En arrivant à Kuala Lumpur, je suis déstabilisée. En moi, les émotions contraires se rencontrent et s'affrontent. C'est le bout du monde, dans toute sa splendeur. L'appel à la prière se mélange à la musique pop indienne. L'odeur du cumin flotte entre celle des samosas qui sortent du four, celle des soupes de pieds de poulet qui mijotent et celle de l'encens qui brule entre les commerces. Les femmes en sari croisent celles en hidjabs. Alors que des hommes en jeans Diesel et chemises Armani rencontrent ceux en djellabah. Kuala Lumpur, c'est les vendeurs de fleurs de soie de la Little India, les marchands de DVD pirates du Chinatown, les milliers de boutiques d'informatique du centre-ville, le jardin de papillons du Lake Garden, les tours Petronas qui surplombent la ville... bref, c'est dépaysant pas a peu prés.

Et pourtant... par sa taille, son énergie, sa circulation pas si dingue pour une métropole, sa diversité, sa scène culturelle vibrante, ses modes qui se rencontrent, son centre-ville qui bat à toute vitesse, ses McDo et ses Starbucks, ses grands hôtels et ses petits cafés, Kuala Lumpur me fait drôlement penser à ... Montréal!

Je me sens ici si loin de la maison, si dépaysée et, en même temps, confortable, stimulée, près de l'énergie que je trouve dans ma ville. J'ai trouvé ici deux choses dont je m'ennuyais depuis mes deux mois au bout du monde: des jeans et du fromage. Kuala Lumpur est vraiment une ville étonnante, que l'on découvre peu à peu, avec un plaisir grandissant. Et j'ai l'impression que je suis mieux de m'habituer a être déstabilisée, parce que la Malaisie ne semble pas être au bout de ses surprises!

samedi 22 août 2009

Periple dans le nord

Voilà que notre passage au Laos tire à sa fin. Après avoir goûté la fade Vientiane, la très touristique Vang Vieng, la charismatique Luang Prabang et la chargée d'histoire Phonsavanh, nous nous sommes enfoncés dans le nord du Laos. En partant de Phonsavanh vers Sam Neua, nous ne savions pas très bien ce que nous trouverions dans cette partie moins fréquentée du Laos. On nous avait parlé de glissements de terrain sur des routes barrées, de cavernes, de paysages fabuleux et de Laos sympathiques. Sauf les routes barrées, tout le reste était plutôt réaliste.

Nous avons traversé des routes sinueuses et fabuleuses à pas de tortue dans des autobus bondés des années 70 ou dans des pick up encore plus bondés (celui qui nous aura ramenés à Luang Prabang contenait 25 personnes, une moto, des canetons et plusieurs poches de riz). Nous avons exploré des cavernes utilisées comme salles de réunion et lieux d'habitation durant la Guerre Secrète. Nous avons marché et pédalé dans les plus beaux paysages que j'ai vu de toute ma courte vie: montagnes avec la tête dans les nuages, falaises escarpées, rivières et chutes aux eaux rafraichissantes, villages aux enfants qui font bonjour lorsqu'on arrive, etc. Et nous avons rencontré des gens supers. De Samantha, l'Américaine qui aura servi d'interprète à Sam Neua parce qu'elle parlait lao jusqu'à O (tout le monde a un surnom ici) la jeune Lao qui ne parlait que quelques mots d'anglais, mais avec qui nous avons bu quelques bières devant son magasin, en passant par Paul l'Américain établit au Laos depuis 9 ans qui nous a introduit a O et a Noi, biologiste passionné des aires protégées du Laos et avec qui nous avons partagé un repas délicieux. Et il ne faudrait pas oublier les petits garçons avec qui nous avons joué a la guerre (pas très éthique, mais international) au pied d'une chute...

De retour é Luang Prabang, nous profiterons de notre dernière journée sans transport en sol lao pour faire un trek et ainsi garder en mémoire les majestueux paysages du Laos.

mardi 11 août 2009

Un morceau d'histoire peu connu

De 1964 à 1973, le Laos a subi des bombardements massifs issus d'avions américains. Ce sont des bombes à fragmentation contenant chacune des milliers de petites bombes de la grosseur d'une orange (appelées ici bombies) qui ont été larguées sur le Nord-Est et le Sud du pays. Le bombardement du Laos dépasse, en quantité de bombes larguées, ceux de l'Allemagne et du Japon réunis durant la Deuxième Guerre mondiale. On estime qu'une demi-tonne de bombes par habitant se serait abattue sur le pays. Dans ce massacre, des milliers de morts civils et des mutilations multiples ont certes pesé lourd sur le peuple lao, mais ce sont surtout les 30% de bombes non-explosées (UXO) qui hantent les Laos et les maintiennent dans un climat de peur latente. La "Guerre Secrète" comme on a appelé ces bombardements, a laissé dans les champs, les forêts, les montagnes, les villages et les villes des milliers de bombies qui n'attendent que d'être heurtées, secouées ou lancées pour exploser au visage du téméraire qui voudra en vendre le métal ou du malchanceux qui retournait la terre pour y planter le riz.

Ce n'est pas un hasard si le Laos est un des pays les plus pauvre du monde. Les bombies enfouies dans le sol empêchent les fermiers de cultiver de nombreuses terres qui seraient, dans un autre contexte, fertiles et prolifiques et permettraient de nourrir plusieurs familles. La construction de routes et d'autres infrastructures devient aussi un réel calvaire pour ce pays où creuser un trou met en péril la vie de chacun.

Pourtant, il ne faut pas croire que le peuple lao soit résigné ou abattu. Avec l'aide de quelques pays (dont le Canada) le Laos fait la chasse aux bombies, les désamorce ou les fait exploser de façon sécuritaire et, surtout, surtout, éduque la population locale, en particulier les enfants, pour que personne d'autre que les équipes professionnelles ne touchent ces bombes. Car, rassurez-vous parents inquiets de nos pas dans ce pays, les bombies ne sont pas des mines anti-personnelles et il ne suffit pas de marcher sur l'une d'elles pour exploser. En fait, il faut qu'il y ait impact ou chaleur intense pour qu'elles soient déclenchées.

Prochaine destination: Sam Neua, dans le Nord du pays, afin d'aller visiter les grottes qui ont abrités les militaires laos durant cette guerre... eh oui, nous avons encore changé notre itinéraire. L'état des routes joue pour beaucoup dans le choix de nos destinations en ce moment.

mardi 4 août 2009

Luang Prabang

Luang Prabang est l'ancienne capitale du Laos, aujourd'hui remplacée par Vientiane au point de vue de l'État, mais loin devant en ce qui concerne le charme de l'endroit. Cette petite ville est encadrée d'un côté par le Mékong et de l'autre par une petite rivière qui se jette dans le fleuve à la pointe de la ville.

Luang Prabang est douce et tranquille, mais aussi vivante, pleine de galeries d'art, de restos aux menus variés, de marchands en tout genre, de spas et de temples. Il y fait chaud, très très chaud, au point où nous rêvons d'averses et de ciel gris. Mais nous avons aujourd'hui découvert une cascade limpide à quelques kilomètres de la ville et son eau glacée nous a été d'un grand secours pour nous rafraichir les idées.

Nous mangeons habituellement au marché de nuit, coloré et animé, qui offre des plats végétariens, des BBQ, des jus et des sandwiches tous délicieux à tout petit prix. Le temps passe doucement et j'essaie de bien profiter de chaque instants.

A bientôt!

lundi 27 juillet 2009

Premieres impressions en vrac

Sabai dee!

Après quelques heures au Laos, j'ai fait ces observations tout à fait subjectives:

1. Les Laos ont un nez plus rond que les Thaïs.
2. Lorsqu'un Lao parle lao, c'est exactement comme lorsqu'un Thaï parle thaï, je ne comprends absolument rien et ça sonne comme un petit oiseau qui piaille.
3. Les Laos sont trèèèès relaxes... ils dorment partout (entre autre sur le trottoir) et il faut parfois les réveiller pour manger, avoir un tuk tuk ou une chambre.
4. Vientiane, même si elle est la capitale du pays, est très petite. En deux heures, on en a fait le tour à pieds.
5. Les chauffeurs de tuk tuk ont tous un hamac dans leur véhicule pour une sieste entre deux clients.
6. Je pense que ce pays est parfait pour la quête que je m'étais promise d'accomplir: devenir relaxe et zen et prendre la vie plus cool.

À bientôt!

vendredi 24 juillet 2009

Le bout du monde (le vrai)

Vous pensiez qu'un éléphant nous avait avalés ou qu'on était tombé dans le trou d'une toilette à la thaïe? Et bien, pas du tout! On était au bout du monde. Vous vous direz que la Thaïlande, en tant que telle, c'est déjà pas mal le bout du monde. Vous vous trompez! Le bout du monde, c'est That Phanom, une petite ville, grande comme St-Lin (j'avoue ne pas vraiment connaître St-Lin, mais j'imagine), plate comme Drummondville et loin comme Natashquan. Bref, c'était le pied!

Mais commençons par le commencement. D'abord, nous avons fait un super mega trek a Pak Chong. Lors de notre périple dans la jungle, nous avons vu: des millions (littéralement) de chauves-souris sortir de leur grotte pour aller se nourrir, des araignées grosses comme ça (imaginez ma main tendue), des serpents petits et gros, des gibbons, des macaques, un scorpion, des fourmis mangeuses de gens, un toucan, des daims, un éléphant sauvage, des papillons, des oiseaux de toutes sortes, des arbres à bois de santal, des arbres à cannelle (l'épice, pas la marionnette) et tout un tas de roches, de feuilles, de lianes, de chutes et presque pas de sangsues finalement! Notre guide était vraiment génial! Il était super motivé et parlait un très bon anglais. Ce fut deux journées superbes et pleines de rebondissements.

Après, nous sommes partis à la conquête du Nord-Est de la Thaïlande. Nous avons visité en un temps record les villes de Nakhon Ratchasima, Surin, Ubon Rathatani et finalement That Phanom the one and the only. Conclusion de ce périple de presque une semaine: on est très contents d'y être allés, le train thaï est un plaisir de chaque instant, surtout en classe super-méga-économique, mais on n'y retournerait pas et on comprend un peu mieux pourquoi le guide ne parlait pas beaucoup de ce coin du pays. Si vous ne vous êtes jamais retrouvé en état de « minorité visible » c'est une excellente façon de vivre l'expérience. Lorsque les gens voyaient les deux farangs (étrangers en thaï) que nous sommes l'air ahuri venait instantanément s'étamper dans leur visage. Nous espérons d'ailleurs n'avoir pas causé trop d'accidents de la route à cause de motards qui ne regardaient pas devant eux. Bref, nous avons bien rit, avons pratiqué notre thaï (je peux maintenant manger de la soupe, du poulet, boire de l'eau et de la bière si j'accompagne mes phrases de beaucoup de gestes) et avons rencontré nos deux premières coquerelles, Gisèle et Gisèle II, sympathiques bestioles qui traînaient dans nos chambres... Mais bon, lorsque le seul hôtel de la ville vous offre une chambre, même si elle est extraordinairement chère pour la région (7 $), qu'elle sent très fort la pisse, que le matelas n'est pas confortable du tout et qu'il y a un cadavre de coquerelle dans un coin, c'est une opportunité qui ne se refuse pas.

Tout ça est maintenant derrière nous puisque nous sommes maintenant à Nong Kai, à la frontière entre la Thaïlande et le Laos. C'est très joli, notre chambre est propre, les gens parlent généralement un anglais correct et on peut manger autre chose que de la soupe.

Après nombres de discussions, nous avons décidé de changer à nouveau notre itinéraire. Plutôt que d'aller jusqu'à Chiang Mai, nous traverserons au Laos tout de suite. Nous reviendrons à Chiang Mai juste avant de retourner au Canada, soit au mois de décembre. Bref, on est flexibles et on en profite bien!

samedi 18 juillet 2009

Des ruines, des cavernes et une piscine

Après maintes tergiversations nous avons mis le cap surle Nord-Est de la Thaïlande après un arrêt à Ayutthaya pour une journée.

Ville de grandeur moyenne, Ayutthaya à la particularité de contenir une multitude de ruines de temples datant du 13e siècle. La façon la plus facile de les visiter est de louer un vélo pour sillonner les rues et pistes de la ville à la recherche de ces monticules de pierres et de briques remplis d'histoire. Le périple a été très agréable malgré nos bécanes sommaires qui refusaient parfois de freiner, d'accélérer, de tourner ou, tout simplement, d'avancer en ligne droite.

Après deux jours à Ayutthaya, nous voilà à PakChong pour la visite du parc national. Nous avons dégoté un hôtel relativement luxueux qui comprend un immense jardin, une magnifique piscine, un joli resto (un peu cher par contre... nous avons préféré diner dans le troquet du coin de la rue où le riz frit était à 1$ l'assiette) et un personnel ultra, méga, incroyablement souriant et serviable. Tout ce bonheur, nous le payons 350 Bath par nuit, c'est à dire environ 12$ canadiens. Un petit luxe qui fait du bien!

Je vous reviens avec un récit de notre aventure au parc national. J'ai hâte de voir les chauves-souris, les oiseaux, les singes, les éléphants et les... sangsues!

mardi 14 juillet 2009

C'est en r'venant de Koh Chang

C'est qu'il s'en passe des choses en une semaine lorsqu'on se retrouve en dehors de son quotidien! J'ai l'impression d'être partie de Montréal depuis des mois alors que ça ne fait pas encore trois semaines. Nous voilà de retour à Bangkok après dix jours merveilleux sur notre petite île paradisiaque.

Koh Chang restera un très bon souvenir de ce voyage, j'en suis certaine! Depuis mon dernier message, nous n'avons pas cessé de découvrir l'ile. Kayak de mer et snorkelling dans de très beaux récifs de coraux, motos entre les petits villages pittoresques et les différentes plages(j'ai même essayé de conduire, mais je n'ai pas fait 10 mètres...), visite du parc national de l'île et découverte d'une magnifique cascade où nous avons passé tout un après-midi, bons restos, petits partys sur la plage, bronzage, lecture, marches sur la plage bref, rien pour s'ennuyer. Pourtant, au bout de 10 jours, nous avons ressenti l'envie de revenir en ville et d'attaquer la partie plus culturelle de notre périple.

Nous revoici donc a Bangkok, immense cité un peu terrifiante, brulante, bruyante et polluée, mais tellement intéressante! Nous nous donnons quelques jours pour l'apprivoiser, pour apprendre doucement à la connaître et à l'apprécier. Bangkok est un zoo fascinant où les vendeurs de rouleaux de printemps (si bons!) côtoient les vendeurs de pièces automobiles qui eux-mêmes sont voisins des vendeurs de Bouddhas. Il y a des gens partout, les trottoirs sont souvent bondés, les boutiques sont pleines à craquer, les restos servent des tas de trucs étranges, les marchands ambulants sont monnaie courante, les voitures roulent vite, bref, c'est le chaos. Mais en même temps, les gens sont si souriants, les temples pullulent un peu partout comme de petits havres de paix, il est facile d'y marcher (si je compare a Phnom Penh au Cambodge par exemple), on y trouve de tout tout le temps, bref il peut y faire bon vivre si on se donne la peine de prendre le temps de découvrir, si on laisse le stress à la porte et si on demeure très zen.

On risque de passer encore quelques jours ici avant de quitter vers le Nord. Nous ne savons pas encore exactement quelle sera notre destination, mais nous savons que Chiang Mai sera sur notre route. Nous avons rencontré un Français qui va y tenir une guesthouse dans quelques jours et c'est probablement là que nous allons atterrir.

lundi 6 juillet 2009

Sur le dos d'un éléphant

Après le chaos de Bangkok, rien de plus logique que de s'échouer sur Koh Chang, paradisiaque île thaïe. À 300 baths (un peu moins de 10$)la nuit, notre hutte dans le sable avec vue sur la mer turquoise nous semble un deal pas trop pire. Le soleil brille autant qu'à Bangkok, mais Soleil + mer + jungle est beaucoup mieux que Soleil + smog + asphalte.

Comme la bouffe est délicieuse et super abordable chaque occasion devient une excuse pour explorer le monde culinaire de la Thaïlande. Le BBQ mongolien (ou koréen selon les sources) est une aventure surprenante qui s'apparente un peu à la fondue chinoise version speed. Il s’agit en fait d’un poêle à charbons apporté à la table sur lequel on fait griller de la viande (poulet, boeuf, porc, crevettes et pieuvre) et qui est entouré d'un petit bac permettant de concocter une soupe de légumes et d’herbes fraîches tout simplement délicieuse. Expérience enrichissante et plaisir gustatif garanti. Le seul point négatif? J'étais tellement occupée à faire cuire les vivres que j'engloutissais à toute vitesse et plutôt distraitement. J'en suis ressortie essoufflée, fatiguée et réalisant que je n'avais presque pas adressé la parole à mon chum de la soirée.

Nous avons aussi goûté quelques brochettes vendues dans des stands de rue, des pad thais savoureux, des longanes, des mangoustans et des ramboutans, fruits locaux aux formes farfelues et aux goûts surprenants.

La routine est une maladie qui s'attrape très rapidement, même loin de la maison. En cinq jours nous avons déjà sombré dans un pattern des plus répétitif. Nous nous levons plutôt tard. Nous déjeunons à l’hôtel sur le bord de la mer ou dans un petit resto du village. Nous allons nager un peu. Nous lisons. Nous nageons. Nous dînons au village. Nous prenons une petite Chang (biere locale). Puis... ainsi de suite jusqu’à la tombée du jour. Quel délice que de relaxer et de profiter du temps qui passe tout doucement!

Mais bon, la farniente c'est bien, mais ça fini par être long. C'est pourquoi aujourd'hui nous sommes allés faire un trek à dos d'éléphant. Tant qu’à bouger aussi bien le faire de façon mémorable. Durant deux heures nous nous sommes donc promenés à travers la jungle sur un immense pachyderme de 41 ans. À la toute fin du trek, nous avons eu le bonheur d’aller nager avec la bête dans la rivière. Directement sur son dos, peau contre peau, on se tenait à une corde passée autour de son corps. Il plongeait, nageait, s’ébrouait et nous on se cramponnait bien fort pour ne pas tomber. Vraiment incroyable...

Ouf! En écrivant tout ca, je réalise que jai mille choses à dire même si je ne suis partie que depuis 10 jours! Qu'est-ce que ce sera dans six mois! ;)

À bientôt!

mercredi 1 juillet 2009

Premieres vues de Bangkok

Les deux pieds dans Bangkok depuis quarante-huit heures, je me remets tranquillement du décalage horaire. Je tente de m’adapter à la chaleur, aux odeurs, aux goûts si différents de ce que mon quotidien m’offre habituellement. Est-ce que je pourrais dire que Bangkok est belle? Je ne sais pas encore... Je suis un peu trop déphasée pour juger de ce qui m'entoure. Hier, j’ai marché durant des heures sous un soleil de plomb pour visiter cette immense cité. Nous avons croisé de majestueux temples, des bouddhas en quantité incroyable, des enfants partout, des canaux à l'eau trouble et mille choses encore que je ne saurais décrire.


Aujourd'hui, j'ai ressenti le besoin de m'arrêter, déjà, pour digérer le choc culturel. Je me croyais ou me voulais plus forte que je ne le suis vraiment et j'ai pensé que je pouvais foncer sans réfléchir et entrer dans cette culture sans quelques ajustements. Je me trompais. Je me suis réveillée avec le besoin de prendre mon temps, de me laisser le temps d'exister, de sentir, de comprendre le rythme d’ici. Nous avons aussi pris la décision de partir pour Koh Chang (une petite île du Sud-Est) dès demain matin. La mer me calmera à coup sûr. Et nous reviendrons sur Bangkok un peu plus tard.


Je suis heureuse d'être ici. Il fait une chaleur insoutenable, le choc est grand, je mange peu et je dors mal, mais je peux déjà sentir une partie de la richesse de ce voyage...

dimanche 28 juin 2009

Ze mariage

Il a fait beau, il a fait chaud, tout le monde était chic, de bonne humeur et on a mangé, bu, parlé, mangé, bu, dansé, mangé, etc. jusqu'aux petites heures du matin.

Quelques photos.

Juste avant la descente de l'escalier, la mariée et ses demoiselles sont prêtes pour le grand départ. Sophie est un peu nerveuse et... on a chaud!



Arrivée au château Bayard, dans les jardins, les mariés prennent la pause avec les demoiselles d'honneur et le petit page. Admirez ma robe bonbon dans toute sa splendeur!



Louis le magnifique dans sa jaquette de smoking qui commmençait à le faire suer sérieusement avec sa veste, sa chemise et ses bretelles sous un bon trente quelques degrés celsius. Il était beau, hein?

mercredi 24 juin 2009

It's a go

Plus que quelques heures avant l'envolée tant attendue. Première destination: les environs de Bruxelles, Belgique où nous allons rejoindre des amis pour célébrer le mariage d'un couple qui nous est très cher. Je vous enverrai quelques photos de l'événement, de ma robe qui me donne l'air d'un bonbon, de mon chum en smoking, des mariés qui s'affairent en tous sens et de la Belgique, petit pays duquel je garde un très bon souvenir.

C'est le moment de partir à l'aventure, de laisser famille, amis, appartement et chat pour partir à la découverte du monde. British airways nous voici!

mercredi 17 juin 2009

Magnifique Montréal


Il fait beau, il fait chaud et Montréal est sublime en ce début d'été. On profite de ces derniers jours avant le départ pour prendre l'apéro au soleil histoire de garder en mémoire les odeurs et les sons de notre quartier montréalo-italien. L'envie de traîner au soleil après le boulot nous empêche de terminer les tâches que nous nous étions promis d'entreprendre avant le départ. C'est le rythme des vacances qui nous envahit peu à peu.

dimanche 7 juin 2009

compte à rebours

17 dodos avant le départ. C'est la dernière fin de semaine que je passe à la maison avant de partir. J'en profite pour traîner et goûter le confort de mon appartement qui me manquera sûrement un peu lors de notre périple. Il reste de moins en moins d'espace dans nos têtes pour autre chose que le voyage. Les préparatifs sont pas mal finalisés et à part une robe à faire rapetisser, quelques bricoles à acheter, un très grand ménage de l'appartement à faire, un vaccins à aller chercher à la pharmacie et quelques paperasseries à régler, nous sommes prêts à partir.
Je suis pas mal jalouse de Louis qui arrête de travailler le 17 juin à midi alors que je ne termine que le 19 à 16h30, mais ça m'épargnera tout de même quelques lavages de fenêtres... Faut positiver.

mercredi 27 mai 2009

En guise d'introduction...

Bienvenue à vous!


J’ai construit ce blogue d’abord pour permettre à ma famille et à mes ami.e.s de suivre mon périple en Asie, ensuite pour le plaisir d’écrire, d’échanger, de rencontrer virtuellement d’autres voyageurs et de témoigner, et finalement pour garder un pied à Montréal même lorsque je serai au bout du monde.


Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas et qui sont tombé.e.s sur ce blogue par hasard, en fouillant sur Google ou par l’entremise de quelqu’un, je vous expose un peu mon projet. Je pars six mois en Asie du Sud-est en compagnie de mon amoureux. Mon départ est prévu pour le 24 juin 2009, soit dans moins d’un mois. Le 25, je serai en Belgique afin d’assister, le 27, au mariage d’une amie. Départ le 29 pour Bangkok où l’inconnu prendra alors les devants. Pas de réservation, pas d’itinéraire, pas de contact, juste des envies de voir cette partie du monde, des rêves de petite fille, des rencontres probables, des récits de voyage en mémoire, un sac à dos de 60 litres et un billet de retour pour le 20 décembre 2009. J’espère que ce voyage sera l’occasion de découvrir, de rencontrer, de voir, de sentir, de goûter, de photographier, de discuter, de relaxer, de penser, d’écrire, de lire et, bien sûr, de blogger.


Je vous invite à m’écrire en grand nombre. Il me fera plaisir de vous lire et de vous répondre. Je tenterai d’écrire ici au moins une fois par semaine, discipline personnelle qui m’obligera à communiquer ce que je vis avec quelqu’un d’autre que Louis. Je ne vous promets pas de photos toutes les fois, mais j’essaierai de partager quelques images avec vous. J’ai des souvenirs de connexions d’une lenteur exaspérante au Cambodge et je ne voudrais pas faire de fausses promesses. D’ici mon départ, je viendrai vous raconter comment se déroulent les préparatifs!


Merci de partager ce projet de dingue avec moi et à bientôt!!