vendredi 24 juillet 2009

Le bout du monde (le vrai)

Vous pensiez qu'un éléphant nous avait avalés ou qu'on était tombé dans le trou d'une toilette à la thaïe? Et bien, pas du tout! On était au bout du monde. Vous vous direz que la Thaïlande, en tant que telle, c'est déjà pas mal le bout du monde. Vous vous trompez! Le bout du monde, c'est That Phanom, une petite ville, grande comme St-Lin (j'avoue ne pas vraiment connaître St-Lin, mais j'imagine), plate comme Drummondville et loin comme Natashquan. Bref, c'était le pied!

Mais commençons par le commencement. D'abord, nous avons fait un super mega trek a Pak Chong. Lors de notre périple dans la jungle, nous avons vu: des millions (littéralement) de chauves-souris sortir de leur grotte pour aller se nourrir, des araignées grosses comme ça (imaginez ma main tendue), des serpents petits et gros, des gibbons, des macaques, un scorpion, des fourmis mangeuses de gens, un toucan, des daims, un éléphant sauvage, des papillons, des oiseaux de toutes sortes, des arbres à bois de santal, des arbres à cannelle (l'épice, pas la marionnette) et tout un tas de roches, de feuilles, de lianes, de chutes et presque pas de sangsues finalement! Notre guide était vraiment génial! Il était super motivé et parlait un très bon anglais. Ce fut deux journées superbes et pleines de rebondissements.

Après, nous sommes partis à la conquête du Nord-Est de la Thaïlande. Nous avons visité en un temps record les villes de Nakhon Ratchasima, Surin, Ubon Rathatani et finalement That Phanom the one and the only. Conclusion de ce périple de presque une semaine: on est très contents d'y être allés, le train thaï est un plaisir de chaque instant, surtout en classe super-méga-économique, mais on n'y retournerait pas et on comprend un peu mieux pourquoi le guide ne parlait pas beaucoup de ce coin du pays. Si vous ne vous êtes jamais retrouvé en état de « minorité visible » c'est une excellente façon de vivre l'expérience. Lorsque les gens voyaient les deux farangs (étrangers en thaï) que nous sommes l'air ahuri venait instantanément s'étamper dans leur visage. Nous espérons d'ailleurs n'avoir pas causé trop d'accidents de la route à cause de motards qui ne regardaient pas devant eux. Bref, nous avons bien rit, avons pratiqué notre thaï (je peux maintenant manger de la soupe, du poulet, boire de l'eau et de la bière si j'accompagne mes phrases de beaucoup de gestes) et avons rencontré nos deux premières coquerelles, Gisèle et Gisèle II, sympathiques bestioles qui traînaient dans nos chambres... Mais bon, lorsque le seul hôtel de la ville vous offre une chambre, même si elle est extraordinairement chère pour la région (7 $), qu'elle sent très fort la pisse, que le matelas n'est pas confortable du tout et qu'il y a un cadavre de coquerelle dans un coin, c'est une opportunité qui ne se refuse pas.

Tout ça est maintenant derrière nous puisque nous sommes maintenant à Nong Kai, à la frontière entre la Thaïlande et le Laos. C'est très joli, notre chambre est propre, les gens parlent généralement un anglais correct et on peut manger autre chose que de la soupe.

Après nombres de discussions, nous avons décidé de changer à nouveau notre itinéraire. Plutôt que d'aller jusqu'à Chiang Mai, nous traverserons au Laos tout de suite. Nous reviendrons à Chiang Mai juste avant de retourner au Canada, soit au mois de décembre. Bref, on est flexibles et on en profite bien!

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