jeudi 5 novembre 2009

Faits divers vietnamiens

Quelques faits et gestes cocasses releves depuis mon arrivee en terre vietnamienne


1. Avant chaque repas, biere, cafe ou patisserie, on nous sert un the. Nous nous demandons ce qui arriverait si nous ne commandions qu'un the...


2. Dans les cafes, on ne sert vraiment QUE du cafe (si on exclue le the servi avant...)


3. Certains klaxons sont "compenses". Il suffit d'appuyer une fois pour que ca klaxonne a plusieurs reprises.


4. Les clignotants des motos font le meme bruit qu'un camion qui recule chez nous.


5. Celine Dion est tres a la mode et on peut l'entendre dans les cafes et les autobus.


6. Joe Dassin et ses compatriotes des annees 70 sont tout a fait d'actualite ici.

7. Il y a vraiment des Nguyen partout. Chaque ville possede au moins une dizaine de rues et une centaine de commerces nommes Nguyen-quelque chose.

8. Ca coute moins cher de boire de la biere en fut que de boire de l'eau.

9. Le cliche de la dame qui porte un panier d'osier sur son dos dans un champ de riz avec un petit chapeau pointu sur la tete... ce n'est pas un cliche.

10. On peut rapidement devenir l'attraction principale d'un village si ce village ne voit pas souvent de touristes. Dans ces moments, tout le monde nous parle en vietnamien, nous pose des questions, nous mime des choses qu'on ne comprend pas, appelle leurs amis pour qu'ils tentent de nous faire comprendre et ca finit habituellement autour d'un the, dans un grand eclat de rire.

Je suis litteralement en amour avec ce pays!


mercredi 4 novembre 2009

Du sable sous les paupieres

En plein ete la petite ville de Mui Ne sur la cote du Vietnam doit probablement crouler sous les touristes. Les resorts luxueux, les ecoles de surf, les bars branches et les spas aux soins dispendieux laissent imaginer une ville balneaire aux allures un peu guindes.

En basse saison, ce sont surtout les backpackers (c'est a dire les voyageurs pas si fortunes qui partent souvent pour un long laps de temps en dehors de la haute saison) qui donnent du rythme a la ville de Mui Ne. Les quelques guest houses qui offrent des prix tres bas et les deux restos abordables voient passer nombre de vieux hippies et de couple-dans-la-fin-vingtaine-ayant-sacre-leur-job-la-pour-profiter-de-la-vie-avant-de-devenir-de-vrais-adultes-responsables. Nous nous sommes donc rapidement sentis a la bonne place! C'est dans un de ces deux restaurants que nous avons rencontre nos homologues hollandais (un couple de notre age partis pour six mois avec a peu pres le meme trajet que nous) que nous avions deja croise a maintes reprises dans differentes villes de la Malaisie. C'est donc sous les conseils de ce charmant couple (dont j'aimerais citer les prenoms malheureusement trop complexes pour que je m'en souvienne... nous les avons affectueusement surnommes Gruchmina et Gruchmin) que nous avons decide de laisser tomber le tour orgasine permettant d'aller voir les dunes de sable, ZE attraction de la region de Mui Ne. Nous avons plutot loue une fringante mobilette et nous sommes partis, plein d'espoirs, a la conquete des dunes!

Apres quelques kilometres de campagne verdoyante, de route tortueuse et d'odoriferants villages de pecheurs, nous avons atteint les red dunes (qui sont plutot jaunes), premiere escale de notre periple. Il parait que pour les gens qui ont des dunes dans leur pays, y a rien la, sauf que... il n'y a pas grand dune dans le coin de Montreal et, nous, on a trouve ca pas mal drole de jouer aux egyptiens perdus dans le desert et de descendre les-dites dunes sur des crazy carpets loues a des p'tits gars. Le maniement de la crazy carpet dans le sable est un art beaucoup plus complexe que le maniement du meme objet sur la neige...
Apres quelques glissades, un coup de soleil et une ou deux pelletees de sable collees dans les poils de nez, nous sommes remontes en selle pour explorer les white dunes (qui sont plutot jaunes) a une trentaine de kilometres de la.

Je vous epargne les details de notre balade motorisee, mais soulignons simplement que nous avons donne un lift a un p'tit gars, que nous avons derape dans le sable avec la mopette, que nous avons vu beaucoup de champs de rien, que les enfants nous faisaient plein de gros bebye et que nous avons mange, au minimum, une tasse de sable chacun.

Comme le dit si bien le gars du Lonely Planet: "Mui Ne is most famous for its fish sauce but the enormous sand dunes smell better and are a lot more fun."

Prochaine destination: En fait, je vous ecris de Dalat, une ville dans les montagnes reconnues surtout pour ses attractions hyper kitsh, mais qui recele aussi une campagne magnifique que nous avons exploree aujourd'hui (encore une fois, a dos de mobilette!). Demain, si la tempete est bel et bien passee sur le cente du pays, nous prendrons la route pour Nah Thrang afin d'aller profiter de la plage et de l'ambiance festive.

jeudi 29 octobre 2009

Au coeur de Saigon

Apres de nombreux problemes de visas, un lever a 3h00 du matin, un retard de deux heures sur notre vol, des douaniers insuportables a l'arrivee et un trajet de bus ou on a du payer un siege a nos sacs a dos, nous avons finalement fini par finir par arriver a Saigon (Ho Chi Min ville legalement parlant...). Morts de fatigue, nous avons marche assez longtemps pour trouver une chambre propre, bien decoree, avec une baignoire, l'air climatise, la tele et meme un mini-bar, bref le meilleur deal que nous ayons eu depuis le debut du voyage! Que ca fait du bien un peu de luxe... surtout a aussi petit prix (environ 12$).

Que dire de Saigon? C'est chaotique. Les fils electriques sont si nombreux qu'ils bloquent presque la vue de certains immeubles. Tout le monde klaxonne sans arret. On peut trouver des vendeurs de bouffe a chaque coin de rue. Traverser la rue est une epreuve olympique. Il y a beaucoup d'arbres qui bordent les rues. La nourriture est delicieuse. Les chauffeurs de cyclo courrent derriere nous pour qu'on accepte de monter dans leur vehicule. Les vendeurs de noix de coco courrent derriere nous pour qu'on achete une noix de coco. Les vendeurs de livres courrent... enfin, vous voyez le topo!Les gens sont incroyablement souriants. Les musees qui traitent de la guerre sont plutot derangeants. Il fait tres tres chaud. Beaucoup de personnes ne parlent pas un mot d'anglais, mais tout le monde est toujours pret a nous aider, peu importe que ce soit en mimant ou en parlant vietnamien. Il y a des motos qui roulent sur le trottoir. Le cafe est tellement fort qu'une seule gorgee garde eveille pour la journee. C'est tres different de tout ce qu'on a vu jusqu'a maintenant. J'adore!

Prochaine destination: Demain on ira voir les tunnels de Cu Chi dans lesquels les vietnamiens se sont caches durant la guerre. Retour a Saigon en apres-midi pour une seance de massage apres avoir rampe dans les tunnels. Et ensuite... on verra!

dimanche 25 octobre 2009

Strawberryland et autres delices montagnards

Je suis presentement aux Camerons Highlands. Les Highlands de la Malaisie sont le paradis des fraises. Le point le plus marquant de ce paradis reside dans les magasins de fraises qui contiennent des confitures de fraises, des peluches en forme de fraise, des porte-cles de fraise, de lampes de fraise, de biscuits aux fraises, des ensembles bas (avec orteils), gants et tuques aux couleurs de la fraise sans oublier les tres chics bonnets a bras de vitesse et couvre boite de mouchoirs couverts de fraises! C'est d'un kitsch que beaucoup pourrait rejeter du revers de la main, mais qui nous a fait mourir de rire lors de notre arrivee.

Afin de rester dans l'esprit de l'endroit, nous avons decide de jouer aux touristes "normaux" en nous pays ZE tour organise pour decouvrir les merveilles de la region. En un temps record nous avons parcouru des fermes de fraises (indeed!), de roses, de papillons, d'abeilles (je n'ai pas pleinement apprecie l'experience), une plantation de the et son usine, un marche de fruits et legumes et un temple bouddhiste. Nous avons fini l'avant-midi avec beaucoup de photos et l'impression d'avoir termine un marathon.

Mais bon, malgre mon ton qui pourra vous sembler ironique, les Highlands sont aussi un endroit magnifique, avec des paysages superbes, des auberges sympathiques, des scones chauds a savourer avec le the de 16h00 et, surtout, une temperature parfaite, d'environ vingt degres celsius!

Prochaine destination: Retour a Kuala Lumpur, puis Vietnam.

mercredi 21 octobre 2009

Ne rien faire

L'un des plus grands plaisirs de partir six mois reside dans la possibilite de perdre son temps. Avoir suffisement de temps pour pouvoir passer quelques journees a trainer sans but precis est une benediction qu'on n'a pas souvent la chance d'avoir.

Depuis notre retour du mont Kinabalu, nous avons travaille fort pour developper l'art de perdre notre temps avec plaisir. Apres avoir trempe durant quelques jours dans la piscine des sources thermales de Poring, nous sommes revenus a Kota Kinabalu pour passer nos deux dernieres journees en sol borneois (heu... ou quelque chose du meme genre). De ces deux jours, nous en avons passe un sur une plage de sable blond bordee de pins, a taquiner le poisson de nos palmes et a prendre des coups de soleil sur les epaules. L'eau etait fraiche et claire, le soleil brulant et nos livres plutot interessants. Et que dire de ces poissons curieux qui, lorsqu'on agitait les doigts, venaient nous mordiller gentiment, exhibant leurs couleurs eclatantes?

L'autre journee aura ete encore plus improductive, nous laissant lire sur la terrasse d'un petit cafe a siroter des thes glaces, a discuter et... a ne rien faire du tout. Nous avons fini la journee dans un resto bar sympathique a manger de la pizza et a boire de la biere, prenant ainsi une petite pause du riz et du poulet qui nous sort un peu par les oreilles. Journees de farniente bien appreciees apres notre mois de treks plutot intense.

Prochaine destination: nous ne nous arreterons tout de meme pas trop longtemps! Des demain matin, arrives a Kuala Lumpur, nous mettrons le cap sur les Camerons Highlands ou nous attendent des plantations de the, de fraises et quelques pistes de trek... eh oui, encore!

samedi 17 octobre 2009

L'orgueil

Il y a des rencontres qui peuvent changer le cour d'un voyage, surtout si le-dit voyage manque cruellement d'organisation. Lorsque nous avons rencontre Mathias au parc de Mulu, il projetait de grimper le mont Kinabalu une semaine plus tard. Il nous a convaincu de l'accompagner sans meme essaer, simplement en nous expliquant ce qui, lui, le motivait a faire cette montee.

Quelques jours plus tard, on se retrouvait donc a reserver nos lits dans un refuge a flan de montagne, a magasiner des gants, des lampes frontales et des gros chandails et a se demander si, finalement, c'etait une si bonne idee que ca de se laisser influencer par un parisien un peu fou... Il etait trop tard pour reculer!

L'aventure fut la suivante:
Apres une nuit au pied de la montagne, on a pris un guide, notre lunch, des vetements chauds et un poncho contre la pluie qui tombait deja pour attaquer la montee du Kinabalu. La premiere journee nous reservait 6km de marche avec un terrain qui monte 99% du temps, nous faisant passer de 1800 metres au-dessus du niveau de la mer a 3272 metres. Comme on est jeune et en forme, la montee devait nous prendre entre quatre et cinq heures. Sauf que...
Apres les premiers 500 m, on gambait tous comme des gazelles.
Apres le premier km, j'ai commence a voir quelques nausees et le guide m'a conseille de ralentir le rythme. Je me demandais deja si c'etait une si bonne idee.
Au deuxieme km je ne me sentais franchement pas bien et je realisais, a mon grand desespoir, que j'ai le mal de l'altitude.
Avant le troisieme km je me forcais a manger un sandwich degueulasse qui signait, sans que je le sache alors, mon arret de mort.
Un peu avant la moitie du parcours, je m'etais deja fait attribuer le surnom de "la fille qui vomit".
Au bout de quatre km, pliee en deux au-dessus d'une vue superbe je pleurais en disant a Louis que je voulais rentrer.
Au bout de 5 km, je m'asseyais a tous les trois pas pour calmer la nausee.
A 5.5km je maudissais Mathias en degobillant a cote d'une superbe plante carnivore.
A 5.8 km, je gemissais pour qu'on m'envoie un helicoptere.
A 6 km, je pleurais de joie, de froid, de fierte et de rage contre mon orgueil. Sous une pluie glacee, avec des vomissements intermittents et des nausees constantes, j'ai franchi les 6 km qui separait le bas du mont Kinabalu et Laban Rata, le refuge a 3272m, en sept heures. C'etait horrible, douloureux et je ne le referais jamais, mais j'avoue avoir eprouvee une fierte incroyable en arrivant au camp.

Apres un souper chaud et quelques thes pour me remettre du frois, nous sommes alles nous coucher a 20h00 parce que, pour les garcons, l'aventure n'etait pas terminee. A 2h00 du matin, je me suis levee avec Louis et Mathias pour les encourager dans cette deuxieme partie du parcours. Apres un dejeuner ultra matinal, je les ai laisse aller conquerir les 2.5 km qu'ils devaient gravir dans le roid polair et l'obscurite pour atteindre le sommet avant le lever du soleil... et je suis allee me recoucher.

Je me suis reveillee juste a temps pour voir l'aube rose se lever sur les montagnes alentours, plongeant le mont Kinabalu d'une douce lumiere glacee. Le paysage a couper le souffle et la tranquilite du moment valait la cruelle montee. Puis, vers 8h00, j'ai accueilli mes heros qui revenaient congeles de leur quete, me raportant de magnifiques photos (a venir promis) et quelques recits amusants (comme celui de Mathias tentant de se rechauffer en se roulant en boule contre un rocher). Un peu decuee de n'avoir pu atteindre le sommet (mais toujours prise de nausees sporadiques) j'etais pourtant bien heureuse d'avoir echappe au froid intense.

Et puis, apres un deuxieme dejeuner et une petite sieste, nous avons entame la descente qui devait me delivrer de mes malaises. J'ai litteralement gambader durant trois heures, profitant du retour de l'oxygene qui me redonnait de plus en plus de force a chaque metre que je descendais. J'ai pu profiter e la vue, de la compagnie des garcons et de l'adrenaline d'un effort physique soutenu.

Et les jours suivants... ils tenterent de se remettre de leurs emotions et eurent mal aux jambes!

Prochaine destination: Nous sommes presentement aux source thermales pas loin de la montagne. Retour a Kota Kinabalu bientot, puis vol vers Kuala Lumpur pour une derniere semaine en Malaisie avant d'aller conquerir le Vietnam.

dimanche 11 octobre 2009

Gunung Mulu National Park

A la descente de l'avion, nous nous sommes fait accueillir par un taux d'humidite rendant l'air irrespirable. Sur cinq jours, il est tombe trois bonnes pluies bien solides, dont deux lorsque nous etions dehors (une sans impermeables). Nous avons fait deux treks avec un guide execrable. Les activites que l'on voulait faire ont ete annulees les unes apres les autres (meteo et manque de guide). Notre chambre etait miteuse et la douche consistait en un robinet a la hauteur de mon nombril. La bouffe etait trois fois plus chere que partout ailleurs au pays. Nos vetements ont fini par sentir tellement mauvais qu'on hesitait a parler aux autres voyageurs tellement ont puait. On a mange assez de sachet de nouilles seches pour s'ecoeurer completement pour dix ans.

Et... on a eu du plaisir!

On a vu cinq cavernes encore plus fabuleuses que celles de Niah. On a marche sur des passerelles suspendues a trente metres au-dessus du sol. On s'est baigne dans une riviere glacee sous un soleil magnifique. On a chante sous la plui. On a eu de la difficulte a dormir a cause du chant des grenouilles qui etait trop fort (enfin surtout moi... Louis ronflait!). On a vu le plus petit ecureuil du monde, des papillons enormes, des insectes qui ressembles a des feuilles, a des insectes ou... a des insectes, deux iguanes verts eclatants, des grenouilles, des oiseaux, des fleurs, des champignons et j'en passe. On a appris quelques rudiments de la survie dans la jungle avec une guide super. On a pris des tas de photos de bestioles (mouahaha, vous allez souffrir a notre retour!). On a rit en regardant un documentaire sur les chauves-souris qui datait de l'annee de ma naissance. On a rencontre des parisiens sympathiques. On a reussi a ne pas defoncer notre budget. On a joue aux des a la lampe de poche (l'electricite ne fonctionnant qu'entre 18h00 et 21h30).

Bref... on va se souvenir de Mulu!

Prochaine destination: D'abord, quelques jours a Kota Kinabalu, capitale de la province de Sabah pour faire de la lessive, faire quelques courses et decouvrir la ville. Ensuite, encore des parcs nationaux!