Borneo, terre fertile pour le National Geographic, ile qui fait rever les passionnes de trekking, les mordus de botaniques, les obsedes des insectes et des animaux. Avec presque autant de parcs nationaux que de ville, Borneo a effectivement de quoi faire rever ceux qui aiment la nature. En arrivant au centre d'information touristique, nous nous sommes fait inonder par les propositions d'aventures natures en tout genre. Sanctuaire de tortues, montagnes, rivieres, iles, centre de rehabilitation des orangs outans, etc. C'est vers ce dernier que nous nous sommes d'abord dirige.
Sincerement, nous nous attendions a voir un, peut-etre deux orangs outans tres loin dans les arbres. Quelle ne fut pas notre surprise d'apercevoir, des notre arrivee au centre de rehabilitation, un orang outan ENORME qui sortait de la jungle et avancait vers les touristes afin d'atteindre l'aire de repas. Et ce n'etait que le debut... Nous avons vu de tres pres une dizaine de ces singes magnifiques et si agiles venus de la jungle pour prendre quelques uns des fruits que les rangers avaient places la pour eux. Il s'agit en fait d'orangs outans qui on ete sauves de braconier qui voulait les tuer et qui vive maintenant dans la jungle, mais qui sont proteges et un peu nourri par le parc national afin de les aider a retrouver leur pleine independance. Experience incroyable que de voir ces betes se balancer d'arbres en arbres juste au-dessus de nous.
Nous avons ensuite choisi le parc national Bako, repute pour sa vie sauvage facile a observer et ces pistes de trek interessante. Nous y avons passe deux jours et avons pu y observer quelques merveilles de Borneo. D'abord, les singes proboscis, bestiole caricaturale et plutot grosse au nez proeminent, aux fesses lisses et aux bonds peu gracieux. Nous avons pu en observer une grande quantite, surtout le matin, lorsque nous nous sommes leves a 5h30 pour pouvoir assister a leur dejeuner dans les arbres. Puis, nous avons vu des cochons sauvages, un lemur volant, des grenouilles, des papillons, des oiseaux, une vipere verte (3e bestiole plus venimeuse de Borneo)... juste a cote de notre chalet, des crabes rouges, des poissons chats et... des macaques.
Je hais, je deteste, j'execre les macaques! Ils sont mignons et rigolos, je vous le concede, mais ils sont surtout vicieux, trop gourmands et souvent agressifs. Il y en avait plein autour de la cantine du parc et ils ne se genaient pas pour venir piquer de la nourriture directement dans les assiettes des randonneurs. En voulant aller se promener dans les mangroves, je me suis retrouvee entouree par ces sales betes et lorsque j'ai voulu leur faire peur en crachant (comme on fait pour les chats), je me suis fait agripper la main par l'un de ces petits cons. Je n'ai eu ni blessure serieuse ni douleur autre que momentanee, mais j'ai eu la peur de ma vie et j'ai ensuite developper une peur phobique de ces primates stupides. Conclusion: j'ai fait une folle de moi a chaque fois qu'il y en avait un dans les environs, c'est-a-dire tres souvent... Mais bon, je prefere me ridiculiser et ne plus me refaire toucher par ces detestables macaques que de rester a leur portee lorsque j'en vois.
Par chance, la jungle contient plus de beautes que de desagrement et je me dis qu'une fois ma peur des macaques controlees, je n'aurai plus peur de grand chose! Ne vous inquietez pas... je resterai bien prudente!
Prochaine destination: De Kuching, nous partons demain pour Sibu vers ou nous irons peut-etre nous promener sur la riviere Rejang, l'une des beautes de Borneo.
dimanche 27 septembre 2009
dimanche 20 septembre 2009
S'envoyer en l'air et autres faits divers
En quête d'un cadeau original pour notre anniversaire de mariage au bout du monde, Louis et moi sommes tombés d'accord pour s'offrir mutuellement une expérience unique, impossible à vivre à Montréal. Pas facile de trouver quelque chose d'extraordinaire lorsque le quotidien est loin d'être ordinaire depuis trois mois... C'est sur la plage de Batu Ferringhi, sur l'île de Penang (en Malaisie pour ceux qui ne suivraient pas) que nous avons trouvé le cadeau parfait. Quoi de mieux que de s'envoyer en l'air... au-dessus de la mer pour célébrer en grand notre deuxième anniversaire? La proposition faite, il n'en fallait pas plus pour nous faire enfiler le harnais, tendre les cordages et faire lever la toile. C'est donc sous un ciel ensolleilé, au-dessus d'une mer majestueuse que nous nous sommes envolés en parasailing (parachute tiré par un bateau), expérience inoubliable et infiniment relaxante. Loin du rush d'adrénaline du parachute, le parasailing permet de regarder la vue tranquillement, de se balancer à quelques mètres au-dessus des vagues et d'atterrir, tout en douceur, sur une plage de sable blond.
Bon anniversaire mon chum!
Pour rester dans les célébrations, soulignons la fin du Ramadan (YÉ!!) et le début des festivités de l'Hari Raya. Enfin, tous les musulmans peuvent se bourrer la face toute la journée, fumer comme des cheminées et forniquer quand bon leur semble. En plus de souligner la fin de ce jeûne religieux, le Hari Raya célèbre la nouvelle année qui débute. Les festivités ressemblent beaucoup à notre Noël avec sucreries, cadeaux, grosses bouffes et réunions familiales. Pour les touristes que nous sommes, ça veut surtout dire beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens dans les rues de Kuala Lumpur, des transports un peu plus engorgés et un esprit de fête bien sympathique!
Fait saillant: la première journée du Hari Raya (qui dure 3 ou 4 jours), tout le monde va magasiner afin d'avoir des vêtements neufs pour la nouvelle année. Je vous laisse imaginer les centres commerciaux...
Selamat Hari Raya et à bientôt!
Bon anniversaire mon chum!
Pour rester dans les célébrations, soulignons la fin du Ramadan (YÉ!!) et le début des festivités de l'Hari Raya. Enfin, tous les musulmans peuvent se bourrer la face toute la journée, fumer comme des cheminées et forniquer quand bon leur semble. En plus de souligner la fin de ce jeûne religieux, le Hari Raya célèbre la nouvelle année qui débute. Les festivités ressemblent beaucoup à notre Noël avec sucreries, cadeaux, grosses bouffes et réunions familiales. Pour les touristes que nous sommes, ça veut surtout dire beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens dans les rues de Kuala Lumpur, des transports un peu plus engorgés et un esprit de fête bien sympathique!
Fait saillant: la première journée du Hari Raya (qui dure 3 ou 4 jours), tout le monde va magasiner afin d'avoir des vêtements neufs pour la nouvelle année. Je vous laisse imaginer les centres commerciaux...
Selamat Hari Raya et à bientôt!
mardi 15 septembre 2009
Miam!
Voyager en Malaisie, c'est ouvrir ses yeux sur les beautés naturelles qui vous entourent à tout moment, c'est ouvrir son esprit aux différentes cultures qui cohabitent, mais c'est aussi (et peut-être même surtout) offrir à son palais une délectable expérience sensorielle. Vous me connaissez probablement tous bien assez pour savoir que je suis une gourmande invétérée, toujours à la recherche de nouveaux goûts, de nouvelles épices, de nouveaux délices. Et bien, en Malaisie, je suis plus que servie! Ici, la nourriture est presque élevée au rang de religion.
Bien que, sur la côte Est, le Ramadan nous ait donné un peu de fil à retordre durant le jour, c'est finalement une bénédiction culinaire que d'être arrivés dans ce pays à cette période de l'année. Partout, vers 16h00, poussent des stands et des marchés ambulants qui vendent des plats qui rivalisent tous en odeurs et en saveur. Les quartiers chinois offrent des nouilles frites, des riz au poulet, des rouleaux de printemps et tout ce qu'un wok peut faire sauter ou frire. De leur côté, les Malais sortent les desserts à la noix de coco, au fruit de la passion, à l'ananas ou à la banane, les jus de fruits frais pressés, les rotis canais (une mince crêpe farcies de lentilles ou de poulet bien épicé), les popiah (version locale des rouleaux de printemps) et les riz parfumés admirablement. Mais ce qui est vraiment la quintessence du bonheur pour la gourmande que je suis, ce sont les Indiens qui nous délectent de leurs samosas chauds et tendres, de leur poulet masala, au beurre ou tadoori bien riches et épicés, de leurs pains nans ruisselants de beurre, de leurs plats végétariens variés et de leur thé allongé au lait condensé, nommé thé tarik.
C'est donc vers 16h00 que musulmans et autres se rassemblent pour faire les courses pour le souper faisant vibrer les quartiers d'activités et les remplissant de parfums délectables. Et lorsque le soleil se couche, vers 19h00, c'est dans un grand soupire de soulagement collectif que les musulmans se ruent sur leurs achats afin de reprendre le temps perdu durant la période d'ensoleillement. Et nous, nous nous faisons un plaisir de les accompagner, choisissant dans les stands des plats fumants à partager dans cette ambiance festive. Chaque jour amène sa nouvelle découverte culinaire et rend l'heure des repas une expérience culturelle en tant que telle.
Gourmands du monde entier, la Malaisie est un must pour goûter la diversité!
Bon appétit!
Bien que, sur la côte Est, le Ramadan nous ait donné un peu de fil à retordre durant le jour, c'est finalement une bénédiction culinaire que d'être arrivés dans ce pays à cette période de l'année. Partout, vers 16h00, poussent des stands et des marchés ambulants qui vendent des plats qui rivalisent tous en odeurs et en saveur. Les quartiers chinois offrent des nouilles frites, des riz au poulet, des rouleaux de printemps et tout ce qu'un wok peut faire sauter ou frire. De leur côté, les Malais sortent les desserts à la noix de coco, au fruit de la passion, à l'ananas ou à la banane, les jus de fruits frais pressés, les rotis canais (une mince crêpe farcies de lentilles ou de poulet bien épicé), les popiah (version locale des rouleaux de printemps) et les riz parfumés admirablement. Mais ce qui est vraiment la quintessence du bonheur pour la gourmande que je suis, ce sont les Indiens qui nous délectent de leurs samosas chauds et tendres, de leur poulet masala, au beurre ou tadoori bien riches et épicés, de leurs pains nans ruisselants de beurre, de leurs plats végétariens variés et de leur thé allongé au lait condensé, nommé thé tarik.
C'est donc vers 16h00 que musulmans et autres se rassemblent pour faire les courses pour le souper faisant vibrer les quartiers d'activités et les remplissant de parfums délectables. Et lorsque le soleil se couche, vers 19h00, c'est dans un grand soupire de soulagement collectif que les musulmans se ruent sur leurs achats afin de reprendre le temps perdu durant la période d'ensoleillement. Et nous, nous nous faisons un plaisir de les accompagner, choisissant dans les stands des plats fumants à partager dans cette ambiance festive. Chaque jour amène sa nouvelle découverte culinaire et rend l'heure des repas une expérience culturelle en tant que telle.
Gourmands du monde entier, la Malaisie est un must pour goûter la diversité!
Bon appétit!
mercredi 9 septembre 2009
Bonheurs
Lorsque au détour d'un chemin dans la jungle je croise un lézard monitor gigantesque qui se promène paresseusement... Lorsque je suis entourée du cris des singes et du chant de mille oiseaux dont je ne connais pas le nom... Lorsque je prends le temps de m'attarder au parcours d'une liane ou à la couleur d'un scarabé... je me dis que j'ai de la chance.
Lorsque je sors de ma hutte tout près de la plage et que le soleil est éclatant... Lorsque j'enfile mes palmes, mon tuba et mon masque et que je plonge dans l'eau turquoise... Lorsque je découvre, à quelques mètres de la plage, des récifs de coraux dignes des reportages de National Geographic... je me dis que je suis privilégiée.
Lorsque je me retrouve sur une plage de la Malaisie à trois heures du matin à attendre patiemment couchée dans le sable... Lorsque j'ai la chance de voir une tortue énorme pondre ses oeufs... Lorsque une heure plus tard la tortue marche paresseusement vers les vagues teintées d'algues fluorescentes...je me dis que je n'échangerais pas ma vie avec qui que ce soit.
J'ai hâte de voir ce que la Malaisie me réserve encore!
Lorsque je sors de ma hutte tout près de la plage et que le soleil est éclatant... Lorsque j'enfile mes palmes, mon tuba et mon masque et que je plonge dans l'eau turquoise... Lorsque je découvre, à quelques mètres de la plage, des récifs de coraux dignes des reportages de National Geographic... je me dis que je suis privilégiée.
Lorsque je me retrouve sur une plage de la Malaisie à trois heures du matin à attendre patiemment couchée dans le sable... Lorsque j'ai la chance de voir une tortue énorme pondre ses oeufs... Lorsque une heure plus tard la tortue marche paresseusement vers les vagues teintées d'algues fluorescentes...je me dis que je n'échangerais pas ma vie avec qui que ce soit.
J'ai hâte de voir ce que la Malaisie me réserve encore!
lundi 31 août 2009
Scènes de la vie quotidienne
Voyager durant six mois, c'est vivre son quotidien loin de ses habitudes, être déstabilisés plusieurs fois par jour, perdre ses repères et vivre des aventures plus souvent que lorsqu'on est à la maison. Pourtant, au fil des semaines, on finit par prendre certaines habitudes et par effectuer certaines petites tâches qui finissent par nous apparaître tout a fait normales même si elles pourraient sembler étrange à Montréal. Par exemple...
1. La corvée de papier de toilette: Le papier de toilette est ici une denrée rarissime. Lorsque, par une chance incroyable, la guest house dans laquelle nous logeons offre un rouleau du divin papier, nous nous empressons de refaire nos réserves dans nos "portes-papier-de-toilette-anti-destruction" achetés au Canadian Tire. Comme ça, nous avons toujours du papier propre et sec, peu importe dans quel galère on se trouve.
2. Le transvidage extrême: L'eau du robinet n'est pas potable ici, mais il fait très très chaud et nous buvons beaucoup beaucoup beaucoup d'eau. En bons petits écolos à la conscience pas trop tranquille que nous sommes, nous tentons toujours de réduire notre consommation de plastique. Pour ce faire nous achetons d'immenses bouteilles d'eau que nous transférons dans des bouteilles plus petites que l'on réutilise à plusieurs reprises. Comme nos sacs ne sont pas munis d'entonnoirs d'urgence nous avons développé un système super efficace et juste un peu pas pratique. Nous utilisons un grand sac Ziploc dont on a coupé un coin que nous insérons dans la plus petite bouteille. Je tiens la petite bouteille entre mes jambes et le Ziploc bien ouvert et Louis verse l'eau de la giga bouteille dans notre entonnoir de fortune. Plaisir garanti et dégât presque assuré.
3. Le départ à l'aventure: Changement de ville est synonyme de départ, de nouvelle aventure et de ménage du sac. À chaque départ, on sort tout ce qu'on a dans notre sac, on tri le bazar, on roule les vêtements, on essaie d'équilibrer les charges dans notre sac et on ferme tout ça pour partir vers une nouvelle destination. Et bien entendu, chaque voyage en autobus brasse juste assez nos sacs pour que le bordel reprenne sa forme initiale dès notre arrivée à destination.
4. La coiffure aveugle: Lorsqu'il n'y a pas de miroir dans notre chambre (ce qui arrive plutôt fréquemment) la coiffure devient pour moi un problème de taille. J'ai bien demandé à Louis de m'aider, mais lorsque je croisais une glace dans un restaurant, le cœur m'arrêtait de battre un instant. J'ai donc trouvé une bien meilleure méthode. J'utilise l'appareil photo! Je prends une photo, je place une couette. Je prends une autre photo, je place une autre couette, jusqu'à ce que le résultat ne semble pas trop mal. J'ai même poussé l'audace jusqu'à effectuer une coupe de cheveux (pas super réussie, je l'avoue) grâce à cette technique!
5. La pyramide électrique: Le Canada, la Belgique, la Thaïlande, le Laos et maintenant la Malaisie, tous ces pays ont des prises de courant différentes. Comme tous nos appareils sont canadiens, on s'est équipé d'un adaptateur. Arrivés en Thaïlande on a réalisé qu'il nous fallait aussi un transformateur. Et comme les prises de courant sont souvent en haut des murs (child proof peut-être?) on s'est aussi greyé d'une rallonge pour accrocher tout ça. Lorsque Louis doit se raser les cheveux, il n'est pas rare qu'il doive tenir une installation électrique précaire pendant que je lui travaille la coiffure. Je vous laisse imaginer la scène...
Toutes ces petites choses font partie de notre quotidien, mais nous font encore bien rigoler.
1. La corvée de papier de toilette: Le papier de toilette est ici une denrée rarissime. Lorsque, par une chance incroyable, la guest house dans laquelle nous logeons offre un rouleau du divin papier, nous nous empressons de refaire nos réserves dans nos "portes-papier-de-toilette-anti-destruction" achetés au Canadian Tire. Comme ça, nous avons toujours du papier propre et sec, peu importe dans quel galère on se trouve.
2. Le transvidage extrême: L'eau du robinet n'est pas potable ici, mais il fait très très chaud et nous buvons beaucoup beaucoup beaucoup d'eau. En bons petits écolos à la conscience pas trop tranquille que nous sommes, nous tentons toujours de réduire notre consommation de plastique. Pour ce faire nous achetons d'immenses bouteilles d'eau que nous transférons dans des bouteilles plus petites que l'on réutilise à plusieurs reprises. Comme nos sacs ne sont pas munis d'entonnoirs d'urgence nous avons développé un système super efficace et juste un peu pas pratique. Nous utilisons un grand sac Ziploc dont on a coupé un coin que nous insérons dans la plus petite bouteille. Je tiens la petite bouteille entre mes jambes et le Ziploc bien ouvert et Louis verse l'eau de la giga bouteille dans notre entonnoir de fortune. Plaisir garanti et dégât presque assuré.
3. Le départ à l'aventure: Changement de ville est synonyme de départ, de nouvelle aventure et de ménage du sac. À chaque départ, on sort tout ce qu'on a dans notre sac, on tri le bazar, on roule les vêtements, on essaie d'équilibrer les charges dans notre sac et on ferme tout ça pour partir vers une nouvelle destination. Et bien entendu, chaque voyage en autobus brasse juste assez nos sacs pour que le bordel reprenne sa forme initiale dès notre arrivée à destination.
4. La coiffure aveugle: Lorsqu'il n'y a pas de miroir dans notre chambre (ce qui arrive plutôt fréquemment) la coiffure devient pour moi un problème de taille. J'ai bien demandé à Louis de m'aider, mais lorsque je croisais une glace dans un restaurant, le cœur m'arrêtait de battre un instant. J'ai donc trouvé une bien meilleure méthode. J'utilise l'appareil photo! Je prends une photo, je place une couette. Je prends une autre photo, je place une autre couette, jusqu'à ce que le résultat ne semble pas trop mal. J'ai même poussé l'audace jusqu'à effectuer une coupe de cheveux (pas super réussie, je l'avoue) grâce à cette technique!
5. La pyramide électrique: Le Canada, la Belgique, la Thaïlande, le Laos et maintenant la Malaisie, tous ces pays ont des prises de courant différentes. Comme tous nos appareils sont canadiens, on s'est équipé d'un adaptateur. Arrivés en Thaïlande on a réalisé qu'il nous fallait aussi un transformateur. Et comme les prises de courant sont souvent en haut des murs (child proof peut-être?) on s'est aussi greyé d'une rallonge pour accrocher tout ça. Lorsque Louis doit se raser les cheveux, il n'est pas rare qu'il doive tenir une installation électrique précaire pendant que je lui travaille la coiffure. Je vous laisse imaginer la scène...
Toutes ces petites choses font partie de notre quotidien, mais nous font encore bien rigoler.
jeudi 27 août 2009
Si pres, si loin
En arrivant à Kuala Lumpur, je suis déstabilisée. En moi, les émotions contraires se rencontrent et s'affrontent. C'est le bout du monde, dans toute sa splendeur. L'appel à la prière se mélange à la musique pop indienne. L'odeur du cumin flotte entre celle des samosas qui sortent du four, celle des soupes de pieds de poulet qui mijotent et celle de l'encens qui brule entre les commerces. Les femmes en sari croisent celles en hidjabs. Alors que des hommes en jeans Diesel et chemises Armani rencontrent ceux en djellabah. Kuala Lumpur, c'est les vendeurs de fleurs de soie de la Little India, les marchands de DVD pirates du Chinatown, les milliers de boutiques d'informatique du centre-ville, le jardin de papillons du Lake Garden, les tours Petronas qui surplombent la ville... bref, c'est dépaysant pas a peu prés.
Et pourtant... par sa taille, son énergie, sa circulation pas si dingue pour une métropole, sa diversité, sa scène culturelle vibrante, ses modes qui se rencontrent, son centre-ville qui bat à toute vitesse, ses McDo et ses Starbucks, ses grands hôtels et ses petits cafés, Kuala Lumpur me fait drôlement penser à ... Montréal!
Je me sens ici si loin de la maison, si dépaysée et, en même temps, confortable, stimulée, près de l'énergie que je trouve dans ma ville. J'ai trouvé ici deux choses dont je m'ennuyais depuis mes deux mois au bout du monde: des jeans et du fromage. Kuala Lumpur est vraiment une ville étonnante, que l'on découvre peu à peu, avec un plaisir grandissant. Et j'ai l'impression que je suis mieux de m'habituer a être déstabilisée, parce que la Malaisie ne semble pas être au bout de ses surprises!
Et pourtant... par sa taille, son énergie, sa circulation pas si dingue pour une métropole, sa diversité, sa scène culturelle vibrante, ses modes qui se rencontrent, son centre-ville qui bat à toute vitesse, ses McDo et ses Starbucks, ses grands hôtels et ses petits cafés, Kuala Lumpur me fait drôlement penser à ... Montréal!
Je me sens ici si loin de la maison, si dépaysée et, en même temps, confortable, stimulée, près de l'énergie que je trouve dans ma ville. J'ai trouvé ici deux choses dont je m'ennuyais depuis mes deux mois au bout du monde: des jeans et du fromage. Kuala Lumpur est vraiment une ville étonnante, que l'on découvre peu à peu, avec un plaisir grandissant. Et j'ai l'impression que je suis mieux de m'habituer a être déstabilisée, parce que la Malaisie ne semble pas être au bout de ses surprises!
samedi 22 août 2009
Periple dans le nord
Voilà que notre passage au Laos tire à sa fin. Après avoir goûté la fade Vientiane, la très touristique Vang Vieng, la charismatique Luang Prabang et la chargée d'histoire Phonsavanh, nous nous sommes enfoncés dans le nord du Laos. En partant de Phonsavanh vers Sam Neua, nous ne savions pas très bien ce que nous trouverions dans cette partie moins fréquentée du Laos. On nous avait parlé de glissements de terrain sur des routes barrées, de cavernes, de paysages fabuleux et de Laos sympathiques. Sauf les routes barrées, tout le reste était plutôt réaliste.
Nous avons traversé des routes sinueuses et fabuleuses à pas de tortue dans des autobus bondés des années 70 ou dans des pick up encore plus bondés (celui qui nous aura ramenés à Luang Prabang contenait 25 personnes, une moto, des canetons et plusieurs poches de riz). Nous avons exploré des cavernes utilisées comme salles de réunion et lieux d'habitation durant la Guerre Secrète. Nous avons marché et pédalé dans les plus beaux paysages que j'ai vu de toute ma courte vie: montagnes avec la tête dans les nuages, falaises escarpées, rivières et chutes aux eaux rafraichissantes, villages aux enfants qui font bonjour lorsqu'on arrive, etc. Et nous avons rencontré des gens supers. De Samantha, l'Américaine qui aura servi d'interprète à Sam Neua parce qu'elle parlait lao jusqu'à O (tout le monde a un surnom ici) la jeune Lao qui ne parlait que quelques mots d'anglais, mais avec qui nous avons bu quelques bières devant son magasin, en passant par Paul l'Américain établit au Laos depuis 9 ans qui nous a introduit a O et a Noi, biologiste passionné des aires protégées du Laos et avec qui nous avons partagé un repas délicieux. Et il ne faudrait pas oublier les petits garçons avec qui nous avons joué a la guerre (pas très éthique, mais international) au pied d'une chute...
De retour é Luang Prabang, nous profiterons de notre dernière journée sans transport en sol lao pour faire un trek et ainsi garder en mémoire les majestueux paysages du Laos.
Inscription à :
Articles (Atom)
Archives du blog
Qui êtes-vous ?
- AmélieT
- Montréal, Québec, Canada
- Jeune maman de 30 ans, aux envies changeantes, aux passions multiples et aux trips intenses. Adore explorer le monde culinaire, culturel, politique et social à la recherche de nouveauté, de réflexions, de beauté et de questionnements.